1^0 Rhumaûfmc.
tre remede ni aliment pendant treize jours. le
petit lait peut aulfi fervir avec fuccès pour les
lavements.
$. 169, Si le mal ne diminue pas confidérable-ment après la première ûignée , il faut la réitérerau bout de quelques heures. J’en ai fait faire qua-tre dans les deux premiers jours , & quelquesjours après une cinquième. Mais ordinairementla dureté du pouls diminue après la fécondé ; &lors même que les douleurs continuent égalementfortes , le malade eft cependant moins inquiet.Il faut réitérer tous les jours le lavement, mêmedeux fois , fi chaque lavement n’évacue que peu ,& fi le malade fouffre de grands maux de tête.Dans les cas exceflivement douloureux, le mala-de ne peut pas fe mettre dans l’attitude néceffai-re pour les recevoir ; alors il faut rendre les boif-fons aufli relâchantes qu’il eft poflible, & lui don*ner foir & matin une prife de crème de tartreN° 2.4. Ce remede joint au petit-lait, & pris pen-dant long-temps , a guéri deux perfonnes à quije l’avois confcillé , de douleurs de rhumatifmequi depuis plufieurs années revenoient très-fré-quemment avec un peu de fievre.
Les pommes & les pruneaux cuits , les fruitsd’été bien mûrs, font les meilleurs aliments.
L’on épargne beaucoup de douleurs aux mala-des , en tenant toujours un efluie-main fous leurdos , &c un autre fous leurs cuifiès, qui ferventà les remuer. Quands ils ont les mains libres „un troifieme efliiie-main pendant d’une corde quitraverfe le haut du lit, leureft extrêmement utilepour s’aider eux-mêmes.
§ 170. Quand il n’y a plus de fievre , & quele pouls n’a plus de dureté , je purge avec fuccèsavec la potion N° 23 ; & fi elle procure au ma-lade cinq ou fix felles, il fe trouve ordinairement