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Tome Premiere (1766)
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129
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Rhumatifme . 12^

flammatoire fe jetta fur les intcflins, Finflamma-tion dégénéra en gangrené, après trenre-fix heuresde douleurs les plus aiguës, <x il mourut deux heu-res après que je leus vu.

165. Souvent le mal efl moins violent, la-fievre ett peu forte , elle celle entièrement dèsque les douleurs commencent , & les douleursnattaquent quune ou deux parties.

j§. 166. Si le mal relie long-temps fixé fur unearticulation , on doit craindre que le mouvementen relie géné pour toute la vie. Jai vu une per-fonne à qui un rhumatifme à la nuque a laiffé untorticolis qu'elle garde depuis vingt ans ; & unpauvre jeune homme,dans un chalet du Jurât, quiavoit perdu le mouvement dune hanche & desdeux genoux ; il ne pojuvoit être ni debout ni alfis,&C il navoit eue peu dattitudes pollibles dansle lit.

§. 167. La caufe la plus ordinaire du rhuma-tifme , cell la tranfpiration arrêtée , & un épaif-lilfement inflammatoire du fang; celt cette der-nière caufe quil faut d'abord combattre, parceque tant quelle fùbfifïe on travailleroit inutile-ment à rétablir la tranfpiration , qui fe rétablitdelle-même quandl inflammation en: guérie; ainliil faut traiter cette maladie comme les autres ma-ladies inflammatoires dont jai déjà parlé.

$. 168. Dès que le mal efl déclaré Fon don-ne un lavement N & 5 , & une heure après onfait une faignée de douze onces au bras. Lonfe met au régime , & lon boit abondammentde la tifàne N© a. & du lait damandes N° 4.Dans les campagnes, les laits damandes fonttrop coûteux pour le peuple, on peut leur don-ner du petit lait extrêmement clair, adouci avecun peu de miel. Jai vu un rhumatifme très-gra-ve guéri après deux faignées, fans aucun au-