Rhumatifme . 12^
flammatoire fe jetta fur les intcflins, Finflamma-tion dégénéra en gangrené, après trenre-fix heuresde douleurs les plus aiguës, <x il mourut deux heu-res après que je l’eus vu.
165. Souvent le mal efl moins violent, la-fievre ett peu forte , elle celle entièrement dèsque les douleurs commencent , & les douleursn’attaquent qu’une ou deux parties.
j§. 166. Si le mal relie long-temps fixé fur unearticulation , on doit craindre que le mouvementen relie géné pour toute la vie. J’ai vu une per-fonne à qui un rhumatifme à la nuque a laiffé untorticolis qu'elle garde depuis vingt ans ; & unpauvre jeune homme,dans un chalet du Jurât, quiavoit perdu le mouvement d’une hanche & desdeux genoux ; il ne pojuvoit être ni debout ni alfis,&C il n’avoit eue peu d’attitudes pollibles dansle lit.
§. 167. La caufe la plus ordinaire du rhuma-tifme , c’ell la tranfpiration arrêtée , & un épaif-lilfement inflammatoire du fang; c’elt cette der-nière caufe qu’il faut d'abord combattre, parceque tant qu’elle fùbfifïe on travailleroit inutile-ment à rétablir la tranfpiration , qui fe rétablitd’elle-même quandl inflammation en: guérie; ainliil faut traiter cette maladie comme les autres ma-ladies inflammatoires dont j’ai déjà parlé.
$. 168. Dès que le mal efl déclaré Fon don-ne un lavement N & 5 , & une heure après onfait une faignée de douze onces au bras. L’onfe met au régime , & l’on boit abondammentde la tifàne N© a. & du lait d’amandes N° 4.Dans les campagnes, où les laits d’amandes fonttrop coûteux pour le peuple, on peut leur don-ner du petit lait extrêmement clair, adouci avecun peu de miel. J’ai vu un rhumatifme très-gra-ve guéri après deux faignées, fans aucun au-