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Tome Premiere (1766)
Entstehung
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128
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13.8 Rhumatïfme.

va au pied , à la hanche, aux reins, aux épau-les, au coude, au poignet, à la nuque, & ibu-vent dans les parties moyennes. Quelquefois unepartie fe dégage tout-à-feit quand lautre eft at-taquée ; dautres fois plufieurs, & même, commeje lai vu , toutes les articulations font attaquéesen même -temps , & alors létat du malade eft a£freux ; il neft capable daucun mouvement , &il craint le fecours de tous ceux qui voudroientlaider, parce quon ne peut pas le toucher fansle faire fouffrir, Il ne peut pas foutenir le poidsdes couvertures, quon eft obligé dappuyer furdes arceaux ; & le mouvement quon imprimeau plancher, en marchantdans l'a chambre, redou-ble fes douleurs. Les endroits elles font ordi-nairement les plus cruelles & les plus opiniâtres,font les reins, les hanches & la nuque.

§. 164 . Le mal fe jette auffi fouvent fur la peaude la tête , & les douleurs fofit exceflives. le laivu attaquer les paupières & les dents avec uneviolence quon ne peut pas décrire. Tant que lemal eft extérieur, quelque douloureux quil foit,fi le malade eft bien conduit, il ny a pas un granddanger ; mais fi par quelque accident, par quel-que faute, ou par quelque caufe cachée, le mal fejette fur quelque partie intérieure, il eft extrême-ment dangereux. Sil attaque le cerveau, il occa-fionne un délire frénétique ; en fe jettant fur lepoulmon, il fuffoque ; & sil attaque leftomac oules entrailles, il produit des douleurs inouies ,occafionnées par linflammation de ces parties,qui, fi elle eft forte , tue promptement. Je vis ily a deux ans un homme robufte, qui, quand onmappella, avoit déjà la gangrené dans les boyaux,dont le mal avoit commencé par un rhumatifmeaux bras & à un genou , quon avoit voulu diftiperen le faifant fuer avec des chofes chaudes, il avoiteffectivement beaucoup fué , mais lhumeur in-