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néceffaire. En effet tout le mal vient de ce quele fang fe porte en trop grande quantité , &avec trop de force, au cerveau, qui étant com-primé 1 , empêche tous mouvements aes nerfs. Pourrétablir ces mouvements , il faut donc débarraf-1er le cerveau, en diminuant la force du fang ;mais les liqueurs, les vins , les efprits, les lelsvolatils, l’agitation, les frictions l’augmentent,& par-là même elles augmentent l’embarras ducerveau & la maladie ; au lieu que tout ce quicalme la circulation, contribue à rappeller plutôtle fentiment & le mouvement volontaire.
9. On doit lier fortement les cuiffes fous lejarret ; par-là on empêche le fang de revenir desjambes, 8 c il s’en porte moins à la tête.
Si le malade paroît peu à pèu , & à mefurequ’il prend des remedes , paflèi dans un étatmoins violent, l’on peut efpérer. Si après les pre-mières évacuations générales Ion état empire , ileft tout-à-fait mal.
14.iL Quand il fe guérit, l'ufagedes feus revient;mais il relie fouvent un peu de délirependant quel-que temps, ôcprefquetoujousune paralyfiefur lalangue, un bras, une jambe , & les mufcles du mê-me côté du vifàge. Cette paralylie fe guérit quel-quefois peu à peu, par des purgations rafraîchilîàn-tes de temps en temps , & une dicte très - peunourriflànte. Tous les remedes chauds font ex-trêmement nuilibles , & peuvent occafionner unenouvelle attaque. L’émétique pourrott être mor-tel , & l’a été plus d’une fois. L’on doit abfolu-ment l’éviter ; il ne faut pas même aider, parde l’eau tiede, les efforts que le malade fait pourvomir ; ils ne dépendent point des matières quifontdans l’eflomac , mais de l’embarras du cerveau;plus ils font confidérables, plus cet embarras aug-mente , parce que pendant qu’ils ont lieu , leûng ne peut pas revenir de 1* tete, & par-là.