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Tome Premiere (1766)
Entstehung
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115
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Apoplexie. ï I $

même pas toujours, il faut fur le champ :

I. Découvrir entièrement la tête du malade,lui couvrir très-peu le refte du corps, lui procu-rer un air très-frais, « 5 c lui dellèrrer entièrementle col.

i. Le mettre , autant quil eft poffible, la tetehaute & les pieds pendants.

3. Lui faire une làignée au bras , de douze àfeize onces par une très-groflè ouverture ; laforce avec laquelle le fang jaillit, doit décider leChirurgien à en tirer quelques onces de plus ou demoins. On la réitérera jufques à trois & quatre foisdans lefpace de trois ou quatre heures, li les cir-çonftances le demandent, ou au bras ou au pied.

4 Donner un lavement avec la décoction despremières herbes émollientes qui fe préfente-ront, quatre cuillerées dhuile, & une cuilleréede fel. On le réitérera de trois en trois heures.

j. Sil eft polîible on lui fera avaler beaucoupdeau , fur chaque pot de laquelle on mettra troisdragmes de nître.

6. Dès que la violence du pouls a diminué,que la refpiration eft moins embarraflée & le vi-fage moins enflammé , il faut faire prendre ladécoction N® 13 ; ou , fi lon 11e pouvoir pas la-voir à temps , trois quarts donce ou une oncede crème' 1 de tartre, &c beaucoup de pétillait;remede qui ma très-bien réulïï dans un casje nen avois point dautre.

7. Eviter toute liqueur fpiritueufe, vin, eauxdiftillées, foit en boiffon , en application , oumême en fenteur.

8. Lon ne doit toucher , irriter, remuer lemalade , que le moins quil elt poffible ; en unmot , 011 doit éviter tout ce qui peut agi-ter. Ce confeil eft abfolument contraire aux ufà-ges communs ; mais il eft cependant fondé enraifon, confirmé par lexpérience, & abfolument