Apoplexie. ï I $
même pas toujours, il faut fur le champ :
I. Découvrir entièrement la tête du malade,lui couvrir très-peu le refte du corps, lui procu-rer un air très-frais, « 5 c lui dellèrrer entièrementle col.
i. Le mettre , autant qu’il eft poffible, la tetehaute & les pieds pendants.
3. Lui faire une làignée au bras , de douze àfeize onces par une très-groflè ouverture ; laforce avec laquelle le fang jaillit, doit décider leChirurgien à en tirer quelques onces de plus ou demoins. On la réitérera jufques à trois & quatre foisdans l’efpace de trois ou quatre heures, li les cir-çonftances le demandent, ou au bras ou au pied.
4 Donner un lavement avec la décoction despremières herbes émollientes qui fe préfente-ront, quatre cuillerées d’huile, & une cuilleréede fel. On le réitérera de trois en trois heures.
j. S’il eft polîible on lui fera avaler beaucoupd’eau , fur chaque pot de laquelle on mettra troisdragmes de nître.
6. Dès que la violence du pouls a diminué,que la refpiration eft moins embarraflée & le vi-fage moins enflammé , il faut faire prendre ladécoction N® 13 ; ou , fi l’on 11e pouvoir pas l’a-voir à temps , trois quarts d’once ou une oncede crème' 1 de tartre, &c beaucoup de pétillait;remede qui m’a très-bien réulïï dans un cas oùje n’en avois point d’autre.
7. Eviter toute liqueur fpiritueufe, vin, eauxdiftillées, foit en boiffon , en application , oumême en fenteur.
8. L’on ne doit toucher , irriter, remuer lemalade , que le moins qu’il elt poffible ; en unmot , 011 doit éviter tout ce qui peut agi-ter. Ce confeil eft abfolument contraire aux ufà-ges communs ; mais il eft cependant fondé enraifon, confirmé par l’expérience, & abfolument