Rhumes. JOf
il y a en meme temps beaucoup de rhumes. 3.Que les fymptomes qui annoncent un rhume vio-lent , reflemblent beaucoup à ceux qui precedentces maladies. L’on a rarement de gros rhumesfans friflon & fans fievre ; quelquefois même elledure plufieurs jours. L’on touffe , la toux reftefeche pendant quelque temps , enfuite il vientdes crachats qui diminuent la toux & l’oppref-lion , & c’eft alors qu’on peut dire que le rhumeeft mûr. L’on a fouvent de légers points, maispaffagers, & un peu de mal de gorge. Quand lesnarines font le fiege du mal , ce qu’on appellefort mal-à propos rhume de cerveau, on a fouventun mal de tête très-violent, qui dépend quelque-fois de l’irritation de la membrane qui tapifle lescavités de l'os du front, ou des Sinus maxillaires.L’on ne mouche dans les commencements qu’uneeau fort claire & fort âcre ; enfuite à mefure quel’inflammation diminue , elle s’épaiflit , & l’onmouche une matière femblable à celle qu’on cra-chat L’on perd ordinairement l’odorat, le goût ,l’appétit.
§. 117. Les rhumes n’ont point de durée fixe.Ceux de cerveau durent ordinairement très-peude jours ; ceux de poitrine font plus longs ; il yen a cependant beaucoup qui fe diflipcnt au boutde quatre ou cinq jours. S’ils durent trop long-temps , ils nuifent ; 1.Parce que la toux violentedérange toute la machine, & fur-tout qu’elle por-te le fàng à la tête. a. En privant du foinmeil , quieftprefque toujours diminué par un rhume. 3. Enétant l’appétit & en troublant la digeftion , cequi affaiblit nécefiàirement. 4. En affoibliffant lepoumon même , par les fecouffes continuellesqu’il reçoit ; de façon que peu à peu toutes leshumeurs s’y jettant , comme fur la partie la plusfoible , il refte une toux continuelle ; il eft tou-jours furçliargé d’humeurs , qui s’y épaiflifiant ,