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Tome Premiere (1766)
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103
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Rhumes. JOf

il y a en meme temps beaucoup de rhumes. 3.Que les fymptomes qui annoncent un rhume vio-lent , reflemblent beaucoup à ceux qui precedentces maladies. Lon a rarement de gros rhumesfans friflon & fans fievre ; quelquefois même elledure plufieurs jours. Lon touffe , la toux reftefeche pendant quelque temps , enfuite il vientdes crachats qui diminuent la toux & loppref-lion , & ceft alors quon peut dire que le rhumeeft mûr. Lon a fouvent de légers points, maispaffagers, & un peu de mal de gorge. Quand lesnarines font le fiege du mal , ce quon appellefort mal-à propos rhume de cerveau, on a fouventun mal de tête très-violent, qui dépend quelque-fois de lirritation de la membrane qui tapifle lescavités de l'os du front, ou des Sinus maxillaires.Lon ne mouche dans les commencements quuneeau fort claire & fort âcre ; enfuite à mefure quelinflammation diminue , elle sépaiflit , & lonmouche une matière femblable à celle quon cra-chat Lon perd ordinairement lodorat, le goût ,lappétit.

§. 117. Les rhumes nont point de durée fixe.Ceux de cerveau durent ordinairement très-peude jours ; ceux de poitrine font plus longs ; il yen a cependant beaucoup qui fe diflipcnt au boutde quatre ou cinq jours. Sils durent trop long-temps , ils nuifent ; 1.Parce que la toux violentedérange toute la machine, & fur-tout quelle por-te le fàng à la tête. a. En privant du foinmeil , quieftprefque toujours diminué par un rhume. 3. Enétant lappétit & en troublant la digeftion , cequi affaiblit nécefiàirement. 4. En affoibliffant lepoumon même , par les fecouffes continuellesquil reçoit ; de façon que peu à peu toutes leshumeurs sy jettant , comme fur la partie la plusfoible , il refte une toux continuelle ; il eft tou-jours furçliargé dhumeurs , qui sy épaiflifiant ,