TOI Rhumes.
qu’elle produifc un rhume plutôt que quelquemaladie très-grave , comme il arrive fouvent jmais ilferoit à préférer que ni la caufe ni l’effetn’euffent exifté. Un rhume prouve toujours undérangement dans les fondions de notre corps ,une caufe de maladie ; il eft une maladie réelle,qui, quand elle elt violente , porte une atteintefenfibleà toute la machine. Les rhumes affoiblif-fent confidérablcment la poitrine , & la fantéen eft tôt ou tard altérée. Les perfonnes fouventenrhumées ne font jamais robuftes , elles tom-bent fouvent dans des maux de langueur , & lafacilité à s’enrhumer eft une preuve de la faci-lité avec laquelle la tranfpiration fe dérange, &le poumon s’engorge , ce qui eft toujours dan-gereux.
(J. iaj. L’on conviendra de la fauffeté de cespréjugés, en examinant la nature des rhumes quine font autre chofe que les maladies que je viensde décrire dans les trois derniers chapitres ;mais dans un degré fort léger.
Un rhume eft véritablement prefque toujoursune maladie inflammatoire , une légère inflam-mation du poumon ou de la gorge , ou d’unemembrane qui garnit intérieurement les narines& l’intérieur de quelques cavités qui fe trouventdans les os de la joue & du front ; cavités quitoutes communiquent avec le nez , de façon quequand l'inflammation a attaqué une partie de cet-te membrane, elle fe communique aifément auxautres.
<$. Il6. Il eft prefque inutile de décrire lesfymptomes du rhume ; il fuffira de faire remar-quer , 1 . Que la principale caufe des rhumeseft la même que celle qui produit le plus ordi-nairement les maladies dont j’ai parlé , c’eft-à-dire la tranfpiration arrêtée , & un fan g un peuenflammé, a. Que quand ces maladies régnent,