104 Rhumes.
gûntnt la refpiration , oppreflent& donnent unefievre lente ; le corps ne fe nourrit pas, le mala-de tombe dans la foibleflè , le dépériffeincnt, l’in-fomnie, l’angoifie ,& meurt fouvent afiez promp-tement. 5. La fievre qui accompagne prefque tou-jours les gros rhumes , ufc le corps.
$. 12.8-Puifque le rhume eft une maladie delàmeme efpece que les efquinancies , les peripneu-monies, les inflammations de poitrine , le traite-ment doit être de la même efpece. Si le rhume efttrès-fort, il faut faire une faignée au bras, ce quil’abrege beaucoup ; & elle eft nécefïàire toutesles fois que le malade eft fanguin , qu’il a uneforte toux & un grand mal de tête. L’on doit fai-re un ufage abondant des boiffons N° x , a, 4Il eft utile de prendre tous les foirs des bains depied en fe couchant. ( 1 ) En un mot , fi l’on metlemalade au régime , on leguérittrès-promptement,
(J. 129. Mais fouvent le mal eft li léger qu’onne croit pas devoir faire un traitement , & fansremedeon guérit aifément, en fe privant pendantquelques jours de viande, d'œufs, de bouillon ,de vin , de tout ce qui eft âcre , gras ou pefant,en vivant de pain, de légumes, de fruits & d’eau ;Sc fur tout en foupant peu ou point , & en bu-vant, fi l’on eft altéré, une fimpletifane d’orgeou une infufion de fureau , à laquelle on peutjoindre un quart ou un tiers de lait. Les bains depied tiedes, & la poudre N° ao , contribuent àfaire dormir. L’on peut aulft fans danger prendrequelques tafl’es de thé de pavot rouge.
130. Quand il n’y a plus de fievre , de cha-
(1) Souvent les lttve-pierls feu^s cUtfîpcnt le mal de tête *
calment U toux, cn‘relâchant les parties inférieures»& toute la furfacc de la peau. Si le malade eft confripé,recevra des la/ements préparés avec de Pean dans laquelleon aura fait bouillir du fon, & ajouté un peu defavou cona*Biun , ùu beurre , ou de l’iiuik d’olive»