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une fois qu’il s’en perça un fous mon doigt, fan*que je fine aucun effort pour cela. On peut in-jecter de l’eau tiede par la bouche ou par les na-rines un peu fortement, ce qui occaiionne quel-quefois une efpece de toux , ou des efforts quile font ouvrir. J’en ai vu s’ouvrir en riant. L’onne doit au refte point être inquiet de l’événe-ment. Je ne fâche point d’exemple qu’on foiemort d’une efquinancie de cette efpece , dès queh fuppnration eft formée , ni peut-être mêmedès qu’elle a commencé à fe former.
$. 115. Les glaires dont la gorge eft remplie,& l’inflammation même de cette partie , qui enirritant produit le même effet que quand en portele doigt, ou quelqu’autre corps au fond de lagorge, font que quelques malades fe plaignentd’envies continuelles de vomir. Il faut être furfes gardes, & ne pas croire que ce mal de cœurvient d’embarras d’eftomac, &C exige un émé-tique. Ce feroit une grande faute fouvent qued’en donner un ; il petit, quand l’inflammationeft forte , la rendre plus grave , ou l’on eft obli-gé de faire une faignée pendant qu’il agit, pourdiminuer fa violence ; cette imprudence & fesmauvais effets laiflènt fouvent le malade , lorsmême qu’il guérit, dans un état de langueurpendant long-temps. Il y a cependant quelquesmaux de gorge avec fievre , dans lefquels onpeut faire vomir; mais c’eft quand il n’y a pointd’inflammation , ou quand on l’a diflipée , &qu’il refte des matières putrides dans les premiè-res voies ' I ) J’en parlerai.
( i ) Dans les maux de gorge qui ont été précédés Je quel-ques excès en aliments, en vin ; ce qui n’eft pas rare dans ungrand nombre de pays, lorfque le malade a de fortes enviesde vomir, & la Jangue humide, on ne doit pas héfïter,après avoir calmé les premiers iymptomes de l’inffamnaa-lion, d’aider les efforts de la nature, & de donner une