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Tome Premiere (1766)
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94
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94 Mal de gofgè

une fois quil sen perça un fous mon doigt, fan*que je fine aucun effort pour cela. On peut in-jecter de leau tiede par la bouche ou par les na-rines un peu fortement, ce qui occaiionne quel-quefois une efpece de toux , ou des efforts quile font ouvrir. Jen ai vu souvrir en riant. Lonne doit au refte point être inquiet de lévéne-ment. Je ne fâche point dexemple quon foiemort dune efquinancie de cette efpece , dès queh fuppnration eft formée , ni peut-être mêmedès quelle a commencé à fe former.

$. 115. Les glaires dont la gorge eft remplie,& linflammation même de cette partie , qui enirritant produit le même effet que quand en portele doigt, ou quelquautre corps au fond de lagorge, font que quelques malades fe plaignentdenvies continuelles de vomir. Il faut être furfes gardes, & ne pas croire que ce mal de cœurvient dembarras deftomac, &C exige un émé-tique. Ce feroit une grande faute fouvent queden donner un ; il petit, quand linflammationeft forte , la rendre plus grave , ou lon eft obli- de faire une faignée pendant quil agit, pourdiminuer fa violence ; cette imprudence & fesmauvais effets laiflènt fouvent le malade , lorsmême quil guérit, dans un état de langueurpendant long-temps. Il y a cependant quelquesmaux de gorge avec fievre , dans lefquels onpeut faire vomir; mais ceft quand il ny a pointdinflammation , ou quand on la diflipée , &quil refte des matières putrides dans les premiè-res voies ' I ) Jen parlerai.

( i ) Dans les maux de gorge qui ont été précédés Je quel-ques excès en aliments, en vin ; ce qui neft pas rare dans ungrand nombre de pays, lorfque le malade a de fortes enviesde vomir, & la Jangue humide, on ne doit pas héfïter,après avoir calmé les premiers iymptomes de linffamnaa-lion, daider les efforts de la nature, & de donner une