Efquinancit.
jette lancette. ( I ) Au moment où l’abcès s’ou-vre, la bouche elt inondée d’un pus, d’un goût& d’une odeur infbutenables. Il faut fe gargari-fer avec le gargarisme déterfif ( N° 19. ) L’on eftquelquefois iurpris de la quantité de pus qui fortde l’abcès.
Il ne s’en forme ordinairement qu’un ; j’en aicependant vu quelquefois deux.
§. 11 j. Il arrive, & ce cas n’eft même pasrare , que le pus ne s’amafïè pas précifémentdans l’endroit où paroilfoit la forte inflaminac-tion , mais dans quelque partie plus cachée ; defaçon que la facilité d’avaler revient prefqu’en-tierement,la fievre diminue, le malade dort;l’on fe perfuade que l’on eft guéri, & qu’il nerefte que les incommodités de la convalefcence.Quand on n’eft pas Médecin ou Chirurgien , ileft aifé de fe tromper fur cet état. Voici les li-gnes qui peuvent faire juger qu’il y a un abcès.Une inquiétude & un mal-aife général, une douvleur dans toute la bouche , quelques friflons detemps en temps, fouvent des chaleurs vives &paflageres, un pouls affez mol fans être natu*-rel, un fentiment d'épaiffeur & de pefantqur dansla langue, de petits boutons blançs fur les gen-rcives, fur l’intérieur des joues , fur l’intérieur &l’extérieur deslevres, un goût & une odeur dérfagréables.
§. 114. Dans ces cas il faut tenir fouvent dansla bouche du lait ou de l’eau dede , chauds, re-cevoir la vapeur d’eau chaude , mettre autour ducol des cataplafmes émollients ; tous ces fecoursdifpofent l’abcès à s’ouvrir. [I faut aufii chercheravec lé doigt l’endroit où il eft, & alors le Chi-rurgien peut aifément l’ouvrir. Il m’eft arrivé
( t 1 Cette ouverture fe fait plus commodément avec l’iaf-ttuu.ent connu fous le nom de Pliatyngotome.