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Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
88
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f 8 Efquinaneie.

femble, la douleur & le mal-aifc font très-con*.fidétables , le malade ne peut avaler quavec laplus grande peine; & la fenfibilité eft fi grandeque jài vu des femmes avoir des convnlfions tou-tes les fois quelles faifoient effort pour avalerleur falive ou quelquautre liquide. Lon eftménisquelquefois pluficurs heures fans pouvoir rienprendre ; tout le deffus de la bouche , le fenddu palais, un peu la bafe de la langue font lé-gèrement rouges.

Plufieurs malades avalent le liquide plus dif-ficilement 'que le folide , parce que le liquide abefoin de plus daction de la part des mufclespour être dirigé. La falive savale encore pluspéniblement que les autres liquides, parce cjuelleeft un peu vifqueufe &C coule moins aiîèment.Cette difficulté à lavaler, jointe à la quantitéquil sen forme , produit çe crachement prefquecontinuel, qui incommode dautant plus quel-ques malades que lintérieur des joues , toutela langue & les levres sécorchent fouvent. Celales empêche aufli de dormir, mais ce neft pasun mal ; le fommeil eft peu utile dans les ma-ladies fiévreufes ; & jai vu fouvent que ceux quiavoient cru leur gorge prefquentiérement gué-rie le foir, y avoient très-mal après quelquesheures de fommeil.

La fievre dans cette efpccc eft quelquefoistrès-ferte, & le friffon dure fouvent plufieursheures ; il eft fuivi dune chaleur coniidérable&C dun violent mal de tête , accompagné quel-quefois dafToupiffement. 11 y a ordinairementallez de fievre le foir , mais quelquefois très-peu , & même point le matin.

Un léger commencement de mal de gorgeprécédé fouvent le friflon , mais plus ordinaire-ment il ne fe manifefte qu'après, en même-tempsque la chaleur.