Efquinancie. S7
& enflammé , tout' l’intérieur de la gorge l’effcégalement, le malade navale quoi que ce foit ;il refpire avec une peine & une angoifle qui,jointes à l’engorgement du cerveau , le jettentdans une e’pecc de délire furieux ; la langue enfle& fort de la bouche , les narines font dilatéespour refpirer, tout le col, jufqu’au-dcflus delàpoitrine , eft excellivement gonflé ; le pouls efttrès-fréquent, très-foille, & fouvent intermit-tent; le malade n’a point de forces , & meurtordinairement le fécond ou le troifieme- jour. Heu-reufement cette elpecc que j’ai vu fouvent enLanguedoc , eft très-rare dans ce pays où le ma,lelt moins violent, & où je n’ai vu mourir decette maladie que par le mauvais traitement ,ou quelques circonflances accidentelles , étran-gères à la maladie. Sur le grand nombre de ma-lades que j’ai traités, je tven ai perdu qu’un ,dont je parlerai plus bas.
104. Quelquefois le mal quitte les partiesintérieures & fe jette à l’extérieur; la peau ducol & de la poitrine rougit & devient doulou-reufe , & le malade fe trouve mieux.
D’autres fois le mal quitte la gorge , mais c’eftpour fe porter au cerveau ou fur le poumon. L’un& l’autre de ces deux derniers cas font mortels,quand on n’a pas fur le champ de très-bons fe-cours , qui font même très-fouvent inutiles.
<$. 105. L’efpece la plus fréquente eft celle quin’attaque que les amygdales & la luette. Le malcommence ordinairement parune des amygdales,qui devient grofle , rouge , douloureufe, & napermet d’avaler qu’avec une très-grande peine.Quelquefois le mal fe borne à un feul côté ; maisplus ordinairement il pafie à la luette , & delà àl’autre amygdale. Si le mal n’eft pas grave, la pre-mière eft ordinairement mieux quand la fécondéeft attaquée. Lorlqu’elles le font toutes deux en--