Efjuînancîe. 89
Le col eft quelquefois un peu enflé, & plu-fieurs malades fe plaignent d une douleur allezvive dans l’oreille du côté le plus malade ; j’airarement vu qu’on en eût dans les deux.
(J. 106. Ou l'inflammation fe dillipe peu-à-peû , on il fe forme un abcès dans la partie quiétoit la plus attaquée. Il n’eft jamais arrivé , aumoins je l’ignore , que cette efpece bien conduitefe terminât par la gangrené ou par le durciflè-ment ; mais j’ai été témoin que l’un & l’autrearrivent , quand on veut forcer les Sueurs dansle commencement par des remedes chauds.
Il clt aufli très-rare qu’il fe fafle ces trans-ports fâcheux fur le poumon , comme dans l’eft-.pece des §. 103 & 104. Il eft vrai qu’il n’arrivepas fréquemment non plus que le mal fe jetteau dehors comme dans la même efpece.
$. 107. Le traitement de l’tfquinancie eft, aufll-bien que celui de toutes les autres maladies in-flammatoires , le même que celui de l’inflamma-tion de poitrine.
L’on met d’abord au régime, & dans l’efpecedécrite ( §. 103 ) il faut faire quatre ou cinqfaignées dans peu d’heures , & quelquefois oneft obligé d’y revenir. Quand elle eft au degréle plus confidérable , tous les remedes font leplus Souvent inutiles , mais il faut les tenter. L’ondoit donner, autant qu’il eft poflible , des boif-fons ( N° 1 & 4. ) Mais comme Souvent laquantité qu’ils en peuvent avaler eft très-petite ,il faut donner des lavements ( N° 5 , ) de troisen trois heures , & mettre trois fois par jourpendant une demi-heure les jambes dans l’eautiede.
<$. 108. Les ventoufes Scarifiées appliquées au»tour du col, après deux ou trois faignées, fontfouvent extrêmement utiles.
Dans des cas prefque défefpérés, quand le col
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