84 Pleure fie.
La gangrené fe manifefte quelquefois dès letroifieme jour , fans avoir éré précédée par degrandes douleurs. Le cadavre dans ce cas, noir-cit fouvent beaucoup , fu'r-tout dans le voifinagedu mal ; Sc le peuple fuperflitieux attribue la ma-ladie à quelque caufe lurnaturelle , ou en tirequelque préfage fâcheux pour les reliants. Cecas ell un effet tout naturel , tout fimple, & nepeut pas être autrement ; le traitement chaud encil la caufe la plus ordinaire ; je l’ai vu chez unhomme à la fleur de l’âge , qui avoit pris dela thériaque avec de l’eau de cerife & du fâl-tranck au vin.
99. Il fe forme des vomiques , mais leurfi-tuation leur donne plus de facilité à s’ouvrir endehors , tk delà réfulte plus fouvent l’empyeme
84. Pour prévenir cet accident , » il ell très->> bien de placer dès le commencement de la nu-» îadie , à l’endroit le plus douloureux , une pc-» tite emplâtre qui tienne exactement, parce que>1 fi la pleuréfie dégénéré en abcès , lamas de» pus fe fera de ce côté-là.
» Lors donc que l’on connoîtra qu’il fe forme» un abcès , ( voyez 68. ) on rongera , par» un, cauftique léger, l’endroit qu’on aura mar-» qué, & dès qu’il fera ouvert, on aura foin d’y» entretenir la fuppuration. On peut alors avoir» un efpoir fondé que l’amas de pus prendra» fon cours par cet endroit,où il trouvera moins» de réfiftance , & qu’il fortira ; car l’amas de» matière s’arrête fouvent entre la pleure & les» parties qui y font adhérentes.
Ce confeil efld’un très grand Médecin ; maisje dois avertir qu’il y a un grand nombre de casdans lefquels il ne peut pas être utile , & il nedoit être employé que par des gens très-éclairés.
Il n’y a à dire du durciflèment 3 c de l’adhé-rence que ce que j’en ai dit §. 86. de 87.