■Plturcfîe.
i). ioo- L’on remarque que quelques perfonnesqui ont eu une attaque de cette maladie , ontfouvent des rechûtes, lur-tout les ivrognes. J’eaai vu un qui comptoit fes pleuréfies par douzai-nes. Quelques faignécs de temps en temps pour-roient prévenir ces retours fréquents ; qui, jointsà l’ivrognerie , les rendent languifl'ants & flupi-des à la fleur de l’âge. Ils tombent dans uneefpe-ce d’afthmc , & delà dans l'hydropifie, trille findigne de leur vie. Ceux qui peuvent s’altreindreà quelqu.s foins, peuvent auflï les prévenir fanslaignées par un régime rafraîchifiant, en fe pri-vant de temps en temps de viande & de vin , enbuvant du petit-lait, ou d’une des boiflons N®
I , 1, 4, oc en prenant quelques bains de piedtiedes, fur-tout dans les faifons dans lciquellesces maux ont accoutumé de revenir.
f$. loi. Il y a deux remedes très-ufités danscette maladie parmi le payfan , <Sc vantés mêmepar quelques Médecins, le fang de bouquetin ,& la fuie dans un œuf. Je ne nie point que biendes gens n’aient été guéris après l’ufage de ces re-medes ; mais il n’en eflpas moins vrai que l’un&C l’autre , aufli-bien que l’œuf dans lequel onprend la fuie , font dangereux ; ainfi il efl pru-dent de ne jamais les employer , puifqu’il y a.beaucoup de probabilité qu’ils feront un peu demal, & une certitude qu’its r.e peuvent pointfaire de bien. Le genipi , ou l’ab'imhc des Alpes ,s’elt auffi acquis beaucoup de réputation , & aoccafionné beaucoup de difputes entre des Minif-tres très zélés, &r un Médecin très éclairé. Il efl*ifé d’en déterminer l'ufage. l e genipi efl puif-famment amer , il échauffé & fait fuer. L’on ne.doit donc jamais l’employer dans une plcuréfte,tant queles vaiffeaux font pleins , le pouls dur ,la fievre forte, le fang enflammé. Dans tous ces«as il augmenteront le mal ; mais lur la fin de la
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