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Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
85
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Plturcfîe.

i). ioo- Lon remarque que quelques perfonnesqui ont eu une attaque de cette maladie , ontfouvent des rechûtes, lur-tout les ivrognes. Jeaai vu un qui comptoit fes pleuréfies par douzai-nes. Quelques faignécs de temps en temps pour-roient prévenir ces retours fréquents ; qui, jointsà livrognerie , les rendent languifl'ants & flupi-des à la fleur de lâge. Ils tombent dans uneefpe-ce dafthmc , & delà dans l'hydropifie, trille findigne de leur vie. Ceux qui peuvent saltreindreà quelqu.s foins, peuvent auflï les prévenir fanslaignées par un régime rafraîchifiant, en fe pri-vant de temps en temps de viande & de vin , enbuvant du petit-lait, ou dune des boiflons N®

I , 1, 4, oc en prenant quelques bains de piedtiedes, fur-tout dans les faifons dans lciquellesces maux ont accoutumé de revenir.

f$. loi. Il y a deux remedes très-ufités danscette maladie parmi le payfan , <Sc vantés mêmepar quelques Médecins, le fang de bouquetin ,& la fuie dans un œuf. Je ne nie point que biendes gens naient été guéris après lufage de ces re-medes ; mais il nen eflpas moins vrai que lun&C lautre , aufli-bien que lœuf dans lequel onprend la fuie , font dangereux ; ainfi il efl pru-dent de ne jamais les employer , puifquil y a.beaucoup de probabilité quils feront un peu demal, & une certitude quits r.e peuvent pointfaire de bien. Le genipi , ou lab'imhc des Alpes ,selt auffi acquis beaucoup de réputation , & aoccafionné beaucoup de difputes entre des Minif-tres très zélés, &r un Médecin très éclairé. Il efl*ifé den déterminer l'ufage. l e genipi efl puif-famment amer , il échauffé & fait fuer. Lon ne.doit donc jamais lemployer dans une plcuréfte,tant queles vaiffeaux font pleins , le pouls dur ,la fievre forte, le fang enflammé. Dans tous ces«as il augmenteront le mal ; mais lur la fin de la

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