Pleure fie. 83
mal, & on court quelquefois de grands rifquesen l'omettant. Dans les cas graves on la réitéréfréquemment , à moins qu'011 11e trouve quel-que obftaele dans la conüuuticn du malade, oudans fon âge , ou dans quelques autres cirçonf-tances.
Si dès le commencement le pouls n’eft quepeu fréquent Si peu dur , s’il neft pas fort ; 11le mal de tête Si le point ldnt fupportables , fila toux n’eft pas trop violente , s’il 11’y a pas del’opprellion , & fi le malade crache , on peut fepalier de la iâignée.
L’ufàgc des autres remedes eft précifément lemême que dans le chapitre précédent , qu’ilfaut consulter depuis §. 53 , julqu’à $. 6j.
(J. 96. Quand le mal n eft pas fort grave , j’aiguéri fouvent en peu de jours , par une feulelaignéc & une grande quantité de thé de fleursde bureau , auquel on ajoutoit du miel. C’eft dansdes cas de cette efpccc qu’on a vu rcullir quel-quefois le faltranck à l’eau , avec du miel Si mê-me de l’huile; mais la bciifcn que j’indique eftfort à préférer. Celui qu’on fait avec parties éga-les d’eau Si de vin , &c auquel on ajoute beau-coup de thériaque, tue toutes les années pluiieurs■pa y liens.
§. 97. Dans les pleuréfics feches , dans les-quelles le point , la fievre, le mal de tête fonttrès-forts , le pouls très-dur , très-plein , avecune féchereflè prodigieufe de la peau Sc de lalangue,il faut faire les faignées très-près les unesdes autres. Elles emportent fouvent la maladiefans aucune autre évacuation.
§. 98. La pleuréfie fe termine tout comme l’in-flammation plus profonde , par quelqu’évacua-tion , par un abcès, par la gangrené , ou parun endurciflement , Sc elle laiile très-fréquem-ment des adhérences.
Tome I.
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