Si Pleurif.e.
délayantes , les vapeurs, les lavements , la po-tion ( N° 8 , ) les cataplafmes émollients fontles vrais remedes ; peut-être ces derniers font-ils encore plus efficaces dans ce cas , & l’on doiten appliquer continuellement furie point. ( i )
La première faignée , fur-tout fi elle eft confi.dérable , diminue prefque toujours le point ,fouvent le diffipe entièrement ; mais il revientordinairement au bout de quelques heures, oudans le même endroit, ou quelquefois ailleurs ;changement qui eft affez favorable , fur-tout fila douleur qui fe faifoit d’abord fentir fous lamamelle , fe jette aux épaules, au dos, à l’omo-plate , à la nuque.
Quand la douleur ne diminue point , ou nediminue que peu, ou ii, après avoir diminué,elle revient auffi violente que la première , fur-tout fi elle revient dans le même endroit, & fila violence des autres fymptomes continue , ilfaut réitérer la faignée ; mais fi la diminutiondu point fe foutient, s’il ne revient que foible-ment de temps en temps , ou dans les partiesdont je viens de parler , fi la fréquence ou ladureté du pouls , & tous les autres fymptomesont diminué , on peut quelquefois s’en palfer. Ileft cependant plus prudent dans un fujet fort ro-bufte de la faire ; elle ne peut point faire de
( i ) Dans les vives douleurs de eôté , on doit y appli-quer ou une brique chaufffe, arrofée de vinaigre, & envelop-pée dans du linge ufé, ou un cataplafmc formé avec des mé-dicaments âcres, tels que le gingembre, le poivre , la mou-tarde, l’euphorbe , Sc même les mouches cantharides. Cesderniers conviennent, fur-tout lorfque le malade, d’un tem-pérament mol, peufeniible, eft foible^afloupi, lorfque lepouls languit avec une douleur fixe ; alors un cataplafmevéfîcant, tait avec parties égales de mouches cantharides enpoudre , & le levain mêlé avec fuffifantc quantité de vi-naigre, produit fouvent un effet qu’on auioic vainementattendu de tout autre fecours.