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Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
81
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Pleuré fie. 8l

lagent beaucoup ; mais il en furvierrt quelquefoisd'une efpecede fang corrompu , quand le mala-de elt très-mal , qui annoncent la mort.

93. Cette maladie eft fréquemment produi-te par la boiffon froide quand on a chaud ; &3lors elle eft quelquefois fi violente quon la vutuer le malade en trois heures. Un jeune hommemourut au pied de la fontaine même il sétoitdéfaltéré. Il 11eft pas rare que les pleuréfies tuenten trois jours.

Le point difparoît quelquefois, & le maladefe plaint moins ; mais en même-temps fon vifagechange 5 c devient pâle & trifte, fes yeux fe trou-blent , le pouls saffoiblit ; ceft un tranfport delhumeur au cerveau : ce cas eft prefque toujoursmortel.

Il ny a point de maladie dans laquelle lesfymptomes critiques foient plus violents & plusmarqués que dans celle-ci. Il eft bon den être aver-ti pour ne pas trop seffrayer ; la guérifon furvientfouvent au moment lon attendoit la mort.

$. 94 Cette maladie eft une des plus fréquen-tes 5 c des plus meurtrières , tant par elle-mêmeque, dans nos campagnes, par le mauvais traite-ment. Le préjugé qui veut que toutes les mala-dies fe guérillent par les fueurs , réglé tout letraitement de la pléuréfte , & dès quun maladea un point, fur le champ on met en œuvre tousles remedes chauds. Cette funefte erreur tue plusde gens que la poudre à canon ; & elle eft aau-tant plus fâcheufe que la maladie eft plus vio-lente , & quordinairement il ny a pas un mo-ment à perdre : tout dépend des premièresheures.

$. 9). Le trairementjeft pre'eifémentle mêmea tous égards que celui dejla péripneumonie ,parce , je le répété , que ceft la même maladie ;ainll les faignées, les boilîons émollientes &