ÏO Pleuréjîe.
$. 91. Je fais que quelquefois l'inflammationdu poumon le communique à cette membranequi tapiile intérieurement la poitrine , &: qu’onappelle la pleure , & de’à aux mufcles ou chairsqui font fur les côtes ; mais cela n’eft pas ordi-naire,
91. Le printemps eft la faifon qui produitle plus de pleuréfies ; elles font ordinairementrares en été , mais dans l’année 176a il y en aeu plufieurs pendant le temps des plus grandeschaleurs qui ont été exceflives. Le mal commen-ce par un friflon ordinairement très-fort,fuivi dechaleur, de toux , d’opprellion , quelquefois d’unfentiment de refferrement dans toute la poitrine ,de mal de tête, de rougeur des joues, d’envie devomir. Le point ne fe fait pas toujours fentir d’a-bord ; fouvent ce n’eft qu’après plufieurs heu-res , quelquefois le fécond & même le troilie-me jour. Le malade fent quelquefois deux points jmais il eft rare qu’ils fiaient également forts, ÔCle plus léger difparoît bientôt ; d’autres fois lepoint change de place ; ce qui eft un bien, fi lepremier fe diflïpe parfaitement ; un mal , s’ilslubliftent tous deux. Le pouls eft ordinairementtrcs-dur dans cette maladie ; mais dans le casfâcheux des 47. 8 c 90 , il devient mol 8 c pe-tit. Il paroît fouvent, dès les commencements,des crachats tels que dans l’inflammation de poi-trine , d’autres fois il n’en vient point du tout ;c’eft ce qu’on appelle pleuréfie feche, qui n’eft pasrare. Quelquefois le malade touffe peu ou point.Il fe couche fouvent plus aifénient fur le côtémalade que fur le fain. La marcne de la mala-die eft la même que dans la maladie précédente ;comment feroit-elle différente, 8 c les moyens deguérifon les mêmes ? Il furvient fouvent des fai-gnemencs de nez très-çonlidérable*, & qui four