Pleuréfîe 79die différente delà péripneumonie dont je viensde parler ; ainfl je n ai prefque rien à en dire departiculier.
<$. 90. La caufe en eft, tout comme de cette pre-mière maladie , une inflammation du poumon ;mais une inflammation peut-être plus extérieure.La feule différence conhdérable dans les (ÿmpto-mes , c’eft que la pleurélie eft accompagnéed’une douleur très-vive qu’on fent fous les côtes r&C qu’on appelle ordinairement point. Cette dou-leur fe fait fentir indifféremment fur toutes lesparties de la poitrine , mais plus ordinairementfur les côtés, fous les mamelles , le plus fouventdu côté droit. La douleur redouble quand ontouffe & quand on refpire , c’eft-à-dirc, quandon tire l’air ; & la crainte de l’augmenter faitque quelques malades s’empêchant machinale-ment , autant qu’ils peuvent, de touffer & derefpirer , empirent leur état en arrêtant le fangdans le poumon , qui bientôt en eft rempli -, l’in-flammation de ce vifcerc devient générale , lefang fe porte à la tête , le vifage devient livide, lemalade fuffoque & tombe dans l’état décrit 47.
Quelquefois la douleur eft fi violente que , fila toux eft forte en même temps, & que les ma-lades ne puiffent pas l’arrêter , ils prennent desConvuîfions , comme je l’ai vu plufieurs fois ,mais prefque toujours chez des femmes , quifont d’ailleurs beaucoup moins fujettes que leshommes à cette maladie , & à tous les maux in-flammatoires. Je dois avertir ici que fi elles enfont attaquées dans le temps de leurs réglés ,cela ne doit ni empêcher Tes faignées réitérées ,ni rien changer du tout au traitement.
L’on voit par-là que la pleuréfie n’eft qu’uneinflammation du poumon , accompagnée d’unevive douleur.