de Poitrine. 7 1
Ç 74. Ces reraedes l'ont les fuivants : X° l’onprend de quatre en quatre heures un peu decrème d’orge ou de ri*:. a° Si la matière paroîtépaiflè , gluante, quelle ait de la peine à fe dé-tacher , il faut donner de deux en deux heuresune cuillerée de la potion N° 8 , & boire entredeux , de demi-heure en demi-heure , une taflede la boilfon N° 13. 3 0 Quand la matière n’a pasbefoin de ces remedes pour être évacuée , on neles emploie pas, mais on continue la même nour-riture, qu’011 mêle avec parties égales de lait , ouà laquelle , ce qui eft beaucoup plus efficace ,on fubftitue la même quantité de lait fraîche-ment tiré d'une bonne vache, qui dans ce casfait la feule nourriture du malade. 4 0 On donnequatre fois par jour, de deux en deux heures ,en commençant de bon matin , une prife de lapoudre N° 14,délayée dans un peu a’eau , ouréduite en bol avec un peu de firop ou de miel.La boilfon ordinaire eft un lait d’amandes ou unetifane d’orge ou de l’eau avec un quart de lait.5 0 II faut fe promener tous les jours à cheval ,en voiture , en char , fuivant que les forces &les circonilances le permettent. Mais de tous cesexercices celui du trot du cheval eft fans com-paraifon le plus utile & le plus à la portée detout le monde , moyennant que le mal ne foitpas trop avancé ; car alors tout exercice un peuviolent pourroit faire du mal.
<$. 75. Le peuple peu inftruit ne regarde com-me remede que ce qu’on avale ; il a peu de foiau régime & aux autres fecours diététiques, & ilregardera l’exercice du cheval comme inutile.C’eft une erreur dangereufe dont je voudrois ledéfabufer. Ce fecours eft le plus efficace de tous ;celui fans lequel on ne doit point efpérer de gué-rir de ce mal quand il eft grave ; celui qui peutprefque le guérir feul, moyennant qu’on ne pren-