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de fort mal , & de ce qui lui e'toit arrivé : elle
guérit très-bien.
Un Officier de ce pays , fervant en Piémont,hnguilfoit depuis quelques mois, & venoit chezlui pour effayer de fe remettre fansl’efpérer beau-coup. En entrant au pays par la route du Mont-Saint-Bernard , étant obligé de faire quelquespas à pied , il fit une chûte , refta évanoui pen-dant plus d’un quart d’heure, rendit une grandequantité de pus , & fe trouva dans le momentmême extrêmement foulagé. Je lui ordonnai unrégime & des remedes ; il fe rétablit parfaite-ment , & dut peut-être la vie à cet accident.
Plufieurs malades ont un évanouifTement aumoment où la vomique s’ouvre. On peut leurfaire flairer un peu de vinaigre ; ce léger fecoursfbffit fi cette ouverture n’a pas le* caraéleres quila rendent mortelle , & dans ce cas tout eftinutile.
($. 7%. Si le malade n’étoit pas trop affoibli avantla rupture de l’abcès , fi le pus eft blanc , bienconditionné, fi la fievre diminue , fi l’angoiffe,l’oppreffion , les fueurs finiffent , fi la toux eftmoins violente , fi le malade a plus d’aifance dansfa fituation ; s’il recouvre le fommeil & l’appétit,fi fes forces reviennent , fi la quantité des cra-chats diminue journellement par degrés, fi lesurines redeviennent meilleures , on doit efpérerqu’en employant les fecours que je vais prefcrire,le malade fe guérira radicalement.
$. 73. Mais au contraire , quand les forcesfont épuifées avant la rupture, que la matière efttrop claire , brune , verte , jaune , fanglante ,puante , que le pouls refte vite & foible, quel’appétit, les forces, le fommeil ne reviennentpas , l’on ne peut point efpérer de guérifon , &les meilleurs remettes font inutiles. L’on doit ce-pendant les tenter.