de Poitrine. 69
§. 70. Les moyens les plus efficaces pour celafont, i° de faire refpirer continuellement au ma-lade la vapeur d'eau chaude. 2° Quand on a parce moyen ramolli la partie du fac de 1 abcès oul’on fouhaite que la rupture fe faffe , on donneau malade une grande quantité de liquide , &d’un liquide fort émollient, comme til'ane d’orge,lait d'amande , bouillon de veau , eau & lait.Par-là on tient l’eftomac toujours plein, 8c laréliftance au poumon étant conliderable de cecôté, les matières fe portent naturellement ducôté de la trachée - ârtere ou conduit de l’air,parce qu’elles y trouvent moins de réliftancc.D’ail-,leurs cette plénitude de l’eftomac contribue àexciter la toux ; ce qui ett un bien. 3 0 On cher-che à faire toullbr le malade , en lui faifant flai-rer du vinaigre chaud , ou en injectant dans lagorge , au moyen d’une petite feringue telle queles enfants en font par-tout avec du fureau ,un peu d’eau ou de vinaigre. 4 0 On le fait crier,lire, rire ; tous ces moyens contribuent à fairerompre l’abcès, auffi-bicn que le fuivant. 5 0 Onlui fait prendre de deux en deux heures , unecuillerée à foupe de la potion N° 8. 6° On lemet dans une voiture ou dans un char ; maisaprès avoir eu le foin de lui faire prendre beau-coup des boiffons que je viens d'indiquer, tesfecouflës procurent quelquefois tout-à-coupcette rupture.
<$. 71. J’ai vu il y a quelques années une fer-vante de campagne , qui apres une inflammationde poitrine reftoit languiflànte, fans qu’on foup-çonnât (bn mal ; s’étant mife fur un char quialloit chercher du foin , la roue heurta violem-ment contre un arbre; elle s’évanouit, & au mê-me inffant rendit beaucoup de pus. Elle conti-nuoit à en cracher ; c’ett alors que je fus inüruit