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ments avant que de les voir, ils les rebutent dès
qu’on les leur offre ; les forces fe perdent.
Outre ces fymptomes , on remarque quelque-fois fur la poitrine, du côté malade, une très-lé-gere enflure, & un changement de couleur pref-qu’infenfible. Si la vot tique elf placée tout-a-'fait au bas du poumon, dans la partie intérieure,c’eft-à-dire, près du milieu de la poitrine, on peutfentirdans quelques fujets du gonflement en prel-fant le creux de l’eftomac, fur-tout lorfque le ma-lade touffe. Enfin , fuivant les obfervations d’unMédecin Allemand, fi l'on frappe avec la mainfur la poitrine couverte d’une limple chemife ,elle rend dans l’endroit qui elf lur la vomiqueun fon fourd, comme fi l’on frappoit fur un,morceau de chair ; au lieu qu’en frappant furl’autre côté , elle rend un fon fonore commefi l’on frappoit fur une caiffe. Mais je douteencore que cette obfervation foit généralementvraie , & il feroit bien dangereux de déciderqu’il n’y a point d’abcès dans une poitrine par-ce qu’elle ne rend pas un fon foura.
Ç. 69. Quand une vomique eft formée, tantqu’elle ne fe vuide pas, tous les accidents quej’ai détaillés augmentent & la vomique s’étend;tout le côté du poumon malade devient quel-quefois un fac de pus ; le côté fa in elf compri-.mé ; le malade meurt fuffoqué après des an-goilfes terribles , avec le poumon plein de pus,fans en avoir jamais craché.
Il eft important pour éviter ces malheurs, deprocurer la rupture de la vomique dès que l’oneft sûr qu’elle exifle ; & comme il vaut mieuxqu’elle fe rompe dans le poumon , parce qu’a-lors on peut la cracher, que dans la cavité dela poitrine par les raifons que je détaillerai plusbas , il faut faire enl'orte que cette rupture felaffe intérieuiemcm.