de Poitrine,
ru , quand on a fi fort affaibli le malade par tropde faignées , que les évacuations parles Telles,les urines, les crachats, la tranfpiration , ne le(ont pas bien faites ; quand ces évacuations ontété dérangées par quelques autres caufes, ou quela maladie n’a pas été bien traitée, les vaifieauxenflammés ne fe débarralî’ent pas de l’humeurqui les engorge ; mais il arrive dans le poumonce que chacun voit arriver tous les jours fur lapeau. Si une tumeur inflammatoire ne fe réfoutpas, fi elle ne fe diflipe pas infenliblement , elledevient abcès. Il en eft de même du poumon ,fi l’inflammation ne fe diffipepas, elle fe changeen abcès qu’on appelle vomique ; & cet abcès ,comme ceux qu’ou voit à l’extérieur, refte fou*vent enfermé long-temps dans fon fac , fansque ce fac fe creve & que le pus s’épanche.
$. 66. Si l’inflammation n’étoit pas extrême-ment profonde dans le poumon, & qu’elle s’é-tendît jufques à fa furface , c’elt-à-dire présdes côtes , le fac creve à l’extérieur du poumon ,& le pus fe répand dans la cavité de la poitrineentre le poumon, les côtes &C le diaphragme :( c’elt cette membrane qui fépare la poitrine duventre. ) Quand l’inflammation eft plus profon-de , alors l’abcès fe creve dans l’interieur mêmedu poumon. Si l’ouverture eft petite de façonqu’il ne puiffe fortir que peu de pus à la fois,fi la quantité totale du pus n’eft pas confidéra-ble, fi le malade eft encore fort , il crache cepus & fe trouve foulage. Mais fi la vomique eftconlidérable , ou fi l’ouverture eft grande, &qu’il le répande une grande quantité de pus à lafois, ou li le malade eft très-foible , il meurtdans le moment où la vomique s’ouvre, & celaquelquefois lorfqu’on s’y attend le moins. J’aivu un malade mourir en portant une cuillerée defou.pe à fa bouche; un autre enfe mouchant.il