to Inflammation
n’y avoit aucun fymptome qui pût faire croire*leur mort plus prochaine dans ce moment que-quelques heures auparavant. Le pus fort ordi-nairement par la bouche après la mort, 8c lesCadavres font très promptement corrompus.
®7* L’on appelle vomique couverte , celle qui<i’a pas percé, ouverte celle qui eft rompue. Il eftimportant de traiter exactement cette matière ,parce que ces vomiques tuent beaucoup de gensdans les campagnes, fans qu’on foupçonne mê-me de quoi ils meurent, (i) J’en ai eu un exem-ple il n’y a que quelques jours chez un Régentou maître d’école de village. Il avoit une vomi-que couverte très-confidérable dans le poumongauche, qui étoit la fuite d’une inflammation depoitrine mal conduite dans les commencements.Il me parut qu’il ne pouvoir pas vivre vingt-quatre heures ; & il mourut en effet dans la nuit,après des angoiffes inexprimables. J’ai lieu decroire qu’il mourut quand la vomique creva :il lortit beaucoup de pus de fa bouche après lamort.
$. 68. L’on ne peut ni voir ni toucher ce qu’ily a dans la poitrine; c’eft ce qui fait que fouventl’on n’a pas connu les vomiques. Les lignes fui-vants font préfumer qu’elles fe forment. Les éva-cuations qui font néceffaires pour la guérifon ,n’ont pas eu lieu dans les quatorze premiersjours. Au bout de ces quatorze jours le maladen’eft pas guéri, ni même conlïdérablement fou-lagé, mais au contraire la fievre continue d’êtreallez forte, avec un pouls toujours vite , ordinai-
( t ) Les vomiques font beaucoup plus fréquentes i la•ampagne que dans les villes par le défaut de fecours,& fur-tout de faîgnées dans le commencement des inflammationsde poitrine. C’eft un de., plus forts arguments qu’on puilfefaire en faveur des Alignées modérées, faites de bonne bet**te dans les maladies inflammatoires.