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Tome Premiere (1766)
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64
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64 Inflâmmatîon

bouche mauvaife, la tête pefante, on doit le pup-

ger avec la potion N° 11.

$. 63. Il furvient quelquefois des faignementsde nez , même apres plufieurs làignées, qui fonttrès favorables & foulagent ordinairement beau-coup plus que les faignées. On doit sattendre àces faignements lorfquaprès les faignées le ma-lade eft mieux à plufieurs égards , & quil luirefie cependant encore un grand mal de tête avecles yeux vifs &c le nez rouge. Il ne faut rien fairepour les arrêter , ce qui feroit très-dangereux;ils sarrêtent deux-mémes. Dautres fois, mais^plus rarement , la maladie fe diffipe par unediarrhée légèrement douloureufe de matières bi-lieufes.

§. 64. Si les crachats fe fuppriment tout-à-coup, fans quil furvienne aucune autre évacua-tion , loppreffion & langoiffe reviennent da-bord , & le danger eft preffant. Si la maladieneft pas fort avancée, fi le malade elt robufte,sil na pas été beaucoup faigné , sil y avoit en-core du fàng dans les crachats, fi le pouls eftfort ou dur, il faut fur le champ faigner au bras,faire refpirer continuellement la vapeur deauchaude & de vinaigre, & faire boire beaucoupde la tifane N° 1, plus chaude quà lordinaire.Si les circonftances font oppofées, au lieu de lafaignée , il faut appliquer deux véficatoires auxjambes , & faire boire beaucoup de la tifaneN" il.

Les caufes qui produifent le plus fbuvent cettefuppreffion des crachats font, 1° un refreidifFe-ment fubit, a° lair trop chaud , 3 0 les remedestrop chauds, 4 0 les fueurs trop abondantes,5 0 un purgatif pris mal-à-propos , 6° quelquepaffion trop vive.

$ é>V Quand on na pas faigné fuffifammentou affez tôt ; quelquefois même, comme je lai