de Poitrine. %
meurt d'abord , ou il fe forme une nouvelle ma-ladie plus fàcheufe & moins guériffable que lapremière. Si c’elt fur l’extérieur du corps, le mal-neur eft moins grand, & il faut, dès qu’on s’enapperçoit, mettre fur cette partie des catâplaf-mes émollients , qui l’amenent à maturité , &l’ouvrir dès qu’on le peut.
$. 6r. Pour prévenir ces accidents , il faut ,quand les fymptomes effrayants dont j’ai parléfurviennent, ne rien changer du tout au traite-ment , excepté qu’on doit donner le lavementémollient N° 5 , & appliquer de deux en deuxheures une flanelle trempée dans l’eau tiede, quicouvre tout le ventre , tk faffe prefque tout letour du corps derrière les reins. L’on peut aufîïaugmenter un peu la quantité de la boiflon , &diminuer celle de la nourriture pendant tout 1#-temps que cet état violent dure.
$. 61. Je n’ai point parlé d’émétiques ni dépurgatifs, parce qu’ils font tout-à-fait contraire*dans cette maladie. (1) Les anodins ou remedespropres à faire dormir , font auffi généralementmauvais ; il y a quelques cas cependant dans lef-quels ils peuvent être utiles ; mais ces cas fontfi difficiles à connoître qu’on ne doit jamais fëpermettre ces remedes quand on rt’a pas unMédecin. J’ai vu plufieurs malades qu’ils ont jet-té , pris mal-à-propos, dans une Phthifie incu-rable. Lorfque tout eft bien allé, ordinairementle malade eft très-bien le quatorzième jour, ÔCalors on peut, s’il a appétit, le mettre au régimedes convalefcents. S’il a encore du dégoût , 1 »
( 1 ) Lorfqu’il y a une putridité abondante dans les pre-mières voies, on eft obligé d’ufer des purgatifs comme desémétiques : on attendra dans ces cas que l'expectoration foisbien établie , & que la fievre foit un peu calmée pour don-ner les plus doux , & les réitérer même dans des intervall»plus ou moins éloignés.
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