él Inflammation
abondantes , il fuffit alors de fe tenir au régime,& de prendre un lavement tous les foirs. Sou-vent le redoublement du quatrième jour eft leplus fort.
59. La maladie achevé de fe diffiperpar lesCrachats , Sc fouvent par les urines, qui le fep-tieme ou le onzième jour, quelquefois dans lesjours intermédiaires , commencent à dépofer unlediment d’un blanc roux très-abondant , quel-quefois un vrai pus. Enfuite il furvient des fueursqui alors font favorables autant qu’elles étoientnuifibles au commencement.
<$. 60. Quelques heures avant que les évacua-tions dont je parle paroiffent , il furvient quel-quefois différents accidents très-effrayants, com-me de l’angoiflè ^ des palpitations , de l’irrégula-rité dans le pouls, plus a’oppreffion , de? mou-vements convulfif's, ( c’eft ce qu’on appelle l’é-tat critique ) ; mais ils ne font pas dangereux ,moyennant qu’on ne faffe point de mal. Ces ac-cidents dépendent de l’humeur purulente qui fedéplace , circule dans les humeurs & irrite dif-férentes parties, jufqu’à ce que l’évacuation aitcommencé ; alors tous les accidents Unifient, &ordinairement le fommeil revient. Mais je nepuis trop infifter fur la néceffité de la prudencedans ces circonftances. Quelquefois c’eft la foi-blcffe ; d’autres fois les convuliions ou quelqu’au-tre accident, qui effraient. Si l’on fait, commeil arrive tous les jours, la fottife d’ordonner desremèdes particuliers pour ces accidents, commedes cordiaux fpiritueux, de la thériaque , desConfections , du caftor , delà rue , l’on trouble lanature dans fes opérations, la crife ne fe fait point,la matière qui devoit s’évacuer ou par les folles, ouparles urines, ou par la fueur , 11e s’évacue point,mais elle fe dépofe fur quelque partie interne ouexterne. Si c’eft fur une partie interne, le malade