' de Poitrine. 6t
ean chaude, 3 c en enveloppant la tête du malade& le vafe avec un linge qui retient la vapeur ,;©u en lui tenant devant la bouche une épongetrempée dans cette même liqueur bouillante. La' fécondé méthode eft moins efficace , mais ellefatigue moins le malade. Quand le mal eft très-prelfant , on emploie au lieu d’eau le vinaigrepur, 3 c fouvent cette vapeur a fauvé des mala-des qui paroiifbient au bord du tombeau ; maisil faut qu’elle foit continuée pendant plufieurs■ heures.
§. 56. L’on applique auiïi avec fuccès fur lagorge & fur la poitrine les remedes N° 9.
($. 57. Quand la fievre eft extrêmement forte, ilfaut donner toutes les heures une cuillerée de lapotion N° 10 , mêlée à une taffe de la tifane( 1 ) ; mais fans que cela fa.de rien diminuer dela quantité des autres boiffons, qu’on peut pren-dre immédiatement après.
§. 58. Tant que le mal empire ou refte dansle même état , il faut continuer les mêmes fé-cours ; mais fi le troifieme ( ce qui eft rare)le quatrième, le cinquième jour, le mal prend«ne tournure plus favorable , fi les redouble-ments font moins violents , la toux moins forte ,les crachats moins fanguinolents, la refpirationplus aifée , la tête plus dégagée , la langue unpeu moins feche, les urines moins rouges & plus
( 1 ) L’ufage des acides dans les inflammations de poi-
■ trinc , eyige quelques attentions. Lorfque le malade y ré-'. pugne , loîfque la langue efl: humide , 1’ ftamac embar-
rafle ce le tempérament mol , lorfque la tous efl t’ès-vive ,fans une grande altération , on doit s’en a'jflr.iir. Mais loif-
■ que l'inflammation eft jointe à une langue feche , beaucoupI d’altération , d’ardeur & de fievre , ils rendent les plu»
grands fcrviccs. On peut commencer à donner des orangesdouces coupées en travers, arrofées de fu rc ; on paficraenfuite à une limonade légère , & enfin à de petites*^ dofasde ia potion Numéro io, ii elle devient néceflïire.
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