"6o Inflammation.
•ger avec certitude de fon véritable état dans lecorps.
Ç. 52.. Quand le malade eft dans l’état décrit,( 47. ) non-feulement la iaignée ne le foulage
-point, mais quelquefois même elle nuit par leprompt afîoibliflement dans lequel elle le jette.-En général dans ce cas tous les remedes fontinutiles ; & c’eft toujours une très-mauvaife mar-que dans cette maladie, quand la faignée ne fou-lage pas , ou quand il y a des çirconftances quiobligent à la ménager. ( 1 )
$. 53. L’on mettra tous les jours les jambes unedemi-heure dans un bain d’eau tiede , en enve-loppant exactement le malade , afin que le froidn arrête pas la tranfpiration que le bain fàvorife.
54. De deux en f deux heures il prendraquelques cuillerées de la potion N° 8 , qui fa-cilite toutes les évacuations , & principalementles crachats.
<$. 55. Quand l’oppreffion eft confidérable &la toux feche, l’on fait refpirer au malade la va-peur de l’eau bouillante, dans laquelle on a misun peu de vinaigre. Pour cela on s’y prend dedeux façons, ou en mettant fous le vifage du ma-lade qui doit être aflis , un vafe rempli de cette
( 1 ) I.orfque la vivacité des fymptomes, la foiblefledes malades Sc V épidémie régnante font craindre que Fin-fiammation fe termine promptement par une gangrené mor-telle, on doit mettre de bonne heure en uiage les anti-feptiques les plus adUfs , ( en laiflànt de côté les faignéesqui ont rarement lieu dans ce cas. ) On donnera donc debonne heure de fréquentes, irnrs de petites dofes de cam-phre , un grain toutes les heures ou toutes les deux heures,mêlé avec lix ou dix fois autant de mue purifié , & fuffi-famment de conierve de heurs de bourrache , pour en for-mer un bol. On pourra y joindre des médicaments expecto-rants , tels que le< cloportes prépares, le fafran oriental ,& un quart de grain de kermès minéral , fi les «rachats ontde la peine à fouir.