de Pùitnnt. . Jf
S il y a plufieurs jours que la maladie durequand on commence à la traiter , & fi la fievreeft encore forte, la refpiration difficile ; fi le ma-lade ne crache pas ou s’il crache trop de fimg ,il faut, fans s’embarra (Ter du jour, faire une fat—gnée , fût-ce le dixième. ( I )
j$. 51. Le fang dans cette maladie, & dans tou-tes les autr.es maladies inflammatoires , eft extrê-mement épais ; & prcfque d’abord qu’on l’a tiréil fe forme deifus cette peau blanche, coriace ,que chacun connoît, & qu’on appelle croûte pleu-rétique. L’on regarde comme un bien lorfquedans chaque fàignée elle devient moins dure &moins épaifiè que dans les précédentes ; ce qui eftgénéralement vrai, ü en même-temps le maladefe trouve mieux ; mais fi l’on 11e faifoit attentionqu'au fang feul, on fe tromperoit fbuvent. Il ar-rive même que dans l’inflammation de poitrinela plus violente , cette croûte ne fe forme point,ce qu’on regarde comme un figne très-aange-reux. Il y a d’ailleurs à cet égard plufieurs bi-zarreries qui dépendent des plus petites circonf-tances ; ainfi il ne faut point fe fonder unique-ment fur cette croûte pour régler les faignees ;& en général il ne faut pas trop croire que l’é-tat du fang dans la palette puifle nous faire ju-
( r ) Avec d’autant plus de circonfpeftion cependant quela maladie étant devenue plus ancienne , & l'humeur viciéeplus difficile à déplacer , à réfoudre , il faut attendre unecoâion des crachats , que la nature n’operc fouvent qu’a-vec peine , qu’elle opérera d’autant plus imparfaitement 8cplus tard , qu’elle fera plus affoiblic. On a fouvent vu lesderniers efforts de la nature manqués pat des redoublementsqui en ont impofé à des Praticiens éclairés d’ailleurs , & leuront fait ouviir la veine des malades peu d’heures avant leurmort , parce que le pouls étoit fort dur & fréquent. L*foibleflè extrême du malade eft le fïgne auquel on (loàc[econnoîtie ces derniers efforts.
Tome 1 . G