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Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
52
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J a Régime

remedes , ncfl capable que dune très-petite~geüion ; & fi on lui donne au-delà de«fes forces,tout ce quon prend ne fe digéré point, mais fecorrompt ( I ). Il furvient de fréquents retoursde fievre , un abattement continuel , des mauxde tête, un afloupiffement ûns pouvoir dormir,des douleurs & des chaleurs dans les bras & dansles jambes , de linquiétude , de la mauvaife hu-meur , des vomiflbments, des diarrhées , desobftrucHons, quelquefois une fievre lente & desdépôts de pus.

Lon prévient tous ces maux en fe contentantde très-peu daliments ; & li lon veut fortifierun convalefcent , il faut le tenir à une dicte lé-gère. Ce ntfi: pas ce quon avale qui nourrit, cenelt que ce que lon digéré. Le convalefcent quiavale peu , le digéré oC fe fortifie ; celui quiavale beaucoup , ne le digéré pas, &bien-loindétre nourri & fortifié , il périt peu à peu.

j§. 45. Lon peut reduire au petit nombre deréglés fuivantes ce quil y a de plus eflèntiel àoblèrver pour terminer parfaitement les maladiesaiguës, êc empêcher quelles ne laiflènt quelquesvices dans la fanté.

i. Que les convalefcents comme les malades^prennent très-peu à 1a fois , & fréquemment.

1. Quils ne prennent jamais quune forte da-liment dans un repas, & quils nen changentpas trop fouvent,

( 1 ) Les convalefcents ne doivent jamais oublier-quils ont,toujours beaucoup plus dappétit que de befoin & de forcepour digérer ; que ceft à îeui befoin combiné avec la forcede leur t/lo-mac , à déterminer la quantité daliments quilspeuv r.t prendre fans sincommoder , &: que quoique lepréjugé populaire foit que dans la convalefcence , il fautmanger peu £c fouvent , ils ne doivent faire entrer denouveaux aliments dans leur eilomae que lorfquc ceux durepas précédent feront bien digérés.