J a Régime
remedes , n’cfl capable que d’une très-petite dî~geüion ; & fi on lui donne au-delà de«fes forces,tout ce qu’on prend ne fe digéré point, mais fecorrompt ( I ). Il furvient de fréquents retoursde fievre , un abattement continuel , des mauxde tête, un afloupiffement ûns pouvoir dormir,des douleurs & des chaleurs dans les bras & dansles jambes , de l’inquiétude , de la mauvaife hu-meur , des vomiflbments, des diarrhées , desobftrucHons, quelquefois une fievre lente & desdépôts de pus.
L’on prévient tous ces maux en fe contentantde très-peu d’aliments ; & li l’on veut fortifierun convalefcent , il faut le tenir à une dicte lé-gère. Ce n’tfi: pas ce qu’on avale qui nourrit, cen’elt que ce que l’on digéré. Le convalefcent quiavale peu , le digéré oC fe fortifie ; celui quiavale beaucoup , ne le digéré pas, &bien-loind’étre nourri & fortifié , il périt peu à peu.
j§. 45. L’on peut reduire au petit nombre deréglés fuivantes ce qu’il y a de plus eflèntiel àoblèrver pour terminer parfaitement les maladiesaiguës, êc empêcher qu’elles ne laiflènt quelquesvices dans la fanté.
i. Que les convalefcents comme les malades^prennent très-peu à 1a fois , & fréquemment.
1. Qu’ils ne prennent jamais qu’une forte d’a-liment dans un repas, & qu’ils n’en changentpas trop fouvent,
( 1 ) Les convalefcents ne doivent jamais oublier-qu’ils ont,toujours beaucoup plus d’appétit que de befoin & de forcepour digérer ; que c’eft à îeui befoin combiné avec la forcede leur t/lo-mac , à déterminer la quantité d’aliments qu’ilspeuv r.t prendre fans s’incommoder , &: que quoique lepréjugé populaire foit que dans la convalefcence , il fautmanger peu £c fouvent , ils ne doivent faire entrer denouveaux aliments dans leur eilomae que lorfquc ceux durepas précédent feront bien digérés.