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Tome Premiere (1766)
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51
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des ConvaUfcinis. 5 1

fiors du lit, cefi queles urines coulent plus abon-damment & avec facilité. Lon en voit quelque-fois qui nurinent point du tout, fi on ne les' fortpas du lit.

Il y a un très-grand nombre de maladies ai 1guës que ce feul régime guérit radicalement ,& il les adoucit toutes. Si on ne l'emploie pas,les remedes font le plus fouvent inutiles. Il fe-roit à fouhaiter que le peuple fût que lon nepeut pas brufquer les maladies ; quelles doiventavoir un certain cours, & que lufage des re-medes violents quil aime à employer, peut bienles abréger en le tuant , mais ne guérit jamaisplus vite , & au contraire rend la maladieplus fkheufe , plus longue , plus opiniâtre&C laiilè fouvent des fuites qui le font languirtoute fa vie.

($. 44. Ce neft pas affez de bien conduire la ma -ladie, il faut encore foigner la convalçfcence quiell toujours un état de foiblefle , & par-même de langueur. Le même préjugé qui tueles malades en les forçant à manger pendant quela maladie eft dans fa force , sétend fur la ccn-valefcen.ee , & la rend fàcheule ôc longue , ouproduit des rechûtes quelquefois mortelles, feu-vent des maux chroniques. A mefure que la fie-vrediminue, on peut infenfiblement augmenter laquantité delà nourriture ; mais tantquiîen relieil convient de sen tenir aux aliments que jai in-diqués. Dès quelle efi finie , on peut pafler àdes aliments differents , & prendre un peu deviande blanche , moyennant quelle foit tendredu poiffon , un peu de bouillon , quelques œufs,du vin trempé. Ces aliments qui font utiles &fervent à réparer les forces , quand on en ufcmodérément , retardent la guérifon dès quonen prend un peu trop : parce que leftomac étant«xtrémement affoibli par la maladie & par>T'xnc- L E.