des ConvaUfcinis. 5 1
fiors du lit, c’efi queles urines coulent plus abon-damment & avec facilité. L’on en voit quelque-fois qui n’urinent point du tout, fi on ne les' fortpas du lit.
Il y a un très-grand nombre de maladies ai 1guës que ce feul régime guérit radicalement ,& il les adoucit toutes. Si on ne l'emploie pas,les remedes font le plus fouvent inutiles. Il fe-roit à fouhaiter que le peuple fût que l’on nepeut pas brufquer les maladies ; qu’elles doiventavoir un certain cours, & que l’ufage des re-medes violents qu’il aime à employer, peut bienles abréger en le tuant , mais ne guérit jamaisplus vite , & au contraire rend la maladieplus fkheufe , plus longue , plus opiniâtre&C laiilè fouvent des fuites qui le font languirtoute fa vie.
($. 44. Ce n’eft pas affez de bien conduire la ma -ladie, il faut encore foigner la convalçfcence quiell toujours un état de foiblefle , & par-làmême de langueur. Le même préjugé qui tueles malades en les forçant à manger pendant quela maladie eft dans fa force , s’étend fur la ccn-valefcen.ee , & la rend fàcheule ôc longue , ouproduit des rechûtes quelquefois mortelles, feu-vent des maux chroniques. A mefure que la fie-vrediminue, on peut infenfiblement augmenter laquantité delà nourriture ; mais tantqu’iîen relieil convient de s’en tenir aux aliments que j’ai in-diqués. Dès qu’elle efi finie , on peut pafler àdes aliments differents , & prendre un peu deviande blanche , moyennant qu’elle foit tendredu poiffon , un peu de bouillon , quelques œufs,du vin trempé. Ces aliments qui font utiles &fervent à réparer les forces , quand on en ufcmodérément , retardent la guérifon dès qu’onen prend un peu trop : parce que l’eftomac étant«xtrémement affoibli par la maladie & par kî>T'xnc- L ■ E.