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Ç. .38, L’on peut auili leur permettre , au liesde ces efpeces de foupes, des fruits d’été cruds,& en hiver des pommes cuites, ou des prunes& des cerifes feches & cuites. Les gens inflruitsne feront pas fiirpris de voir ordonner lesfruits dans les maladies aiguës ; ils en voient lesfuccès tous lés jours ; ce conlèil ne révoltera-que ceux qui font encore trop imbus des ancienspréjugés ; mais en réfléchiffmt, ils fentiront queces fruits qui défalterent, rafraîchiffem, abat-tent la fievre, corrigent la bile corrompue &céchauffée , entretiennent la liberté du ventre 8 cfont couler les urines , font l’aliment le plusconvenable pour les fiévreux. Aufft ils le défi—.rent ardemment q & j’en ai vu plufieurs qui nes’écoient guéris qu’en mangeant en cachetteune grande quantité de ces fruits qu’ils défi-roient avec paffion , & qu’on leur refufcit.Ceuxqui ne fentiront pas ces raifons , peuvent aumoins bazarder un effai fur ma parole ; leur pro-pre expérience les convaincra bientôt de l’utilitéde cette efpece d’aliment. L’on peut donc hardi-ment donner dans toutes les fievres continuesdes cerilbs, des griottes , des fraifes , des raifmsde mars , des framboifes., des mures ; mais il fautque tous ces fruits foient très-mûrs. Les pom-mes , les poires , les prunes font moins fondantes,moins remplies de jus, & conviennent moins. Ily a cependant quelques efpeces de poires extrê-mement aqueufes, telles que le doyenné, les dif-
.s’clevcr, -entraîne avec lui mille n-.aux. Si les maladesétoient réduits à leur feul inftinft , ils refufeioient cesbouillons. L’abus de leur raifon les rend plus malheu-reux que les brutes.
Nous ne fanrions trop recommander de faire les bouil-lons légers avec le mouton, le veau & peu ou point debœuf, fans volaille, fur-tout dans le commencement desmaladies. Nous préféreiions meme fouvent ceux que &UTiilot jJiefcric ici .avec .du pain Ôc du beurre.