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Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
49
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des Malades.

férentes efpeces de beurré, le faint-germam, 1*virgouleufe, le fucré-verd, la royale dété, quonpeut employer ; on peut aufli prendre un peu dejus de prunes .bien mûres, avec de-leau. Jai vucette derniere boilTon défaltérer un malade mieuxquaucune autre. Lattention quon doit avoirceft de nen pas prendre de grolTes quantitésà la fois, fans quoi lcftomac ferait furchargé ,& le malade fouffriroit ; mais fi lon en prend.fouvent & peu , il ny a rien de plus falutaire.Ceux que leur fituation met à même davoir desoranges douces ou des citrons , peuvent égale-ment en manger les coeurs avec fuccès3 il fautrejetter l'écorce qui échauffe.

$ 39. 3. Lon doit faire ufage dune boiffonqui défàltere, abatte la fievre, délaie , relâche& aide les évacuations par lcsfetles, les urines& la tranfpiration. Toutes celles dont jai pariédans les chapitres précédents, réunifient toutesces qualités. Lon peut aufii mettre un verre ,,ou un verre & demi du jus des fruits dont jeviens de parler, dans un pot deau.

§. 40. Les malades doivent boire au moinsdeux ou trois pots par jour , fouvent &c peu à lafois , ceft-à-dire , un verre tous les quartsdheure. îl faut que la boiffon ait perdu le grandIroid.

(J. 4T. 4. Si le malade ne va pas tous les joursdeux fois du ventre , fi les urines ne font pasabondantes, ou fi elles font rouges ,fi1e maladerêve , fi la fievre eft forte , les maux de tête &de reins confidérabes , le ventre douloureux ,les envies de vomir fréquentes , il faut donnerun lavement ( N° 5 , ) au moins une fois parjour. Le peuple naime pas ce remede ; il 11yen a cependant point de plus utile dans les ma-ladies fiévreufes, fur-tout dans les cas que jeviensdindiquer, & un lavement foulage ordinal-