4 * . . Régime
pour les fiévreux ; cependant, comme ils y fontaccoutumés , on peut tolérer cette coutumependant une partie de l’année , mais pendantles chaleurs, ou toutes les fois que la fievre eftextrêmement forre , ils doivent coucher lur lapaillafie, ils en feront infiniment mieux, & re-jetter le duvet, pour ne fe couvrir que de drapsou de quelque autre choie moins dangereufo.que la plume. L'on 11e peut croire que quand rcomme mor, l’on en a été témoin , combienl’on foulage le malade en lui ôtant fon duvet.Le mal prend for le champ une nouvelle face.
<5 36. Disque la chaleur eft venue,' & qujla fievre elt bien déclarée,l’on doit pourvoir aurégime du malade.
1. Il faut avoir foin que l’air de la chambrene s'échaude pas trop; qu’il y ait le moins demonde, & qu’on y faite le moins de bruit pof-fible; que perforine ne parle au malade fans né»edîîté. Il n’y a rien qui augmente plus la fievre& fade plus réver que trop de perfonnes dans lachambre , & fur-tout aupiès du lit: elles gâ-tent l’air , elles en empêchent le renouvelle»nient, & la variété des objets occupe le cer-veau. Il faut, quand le malade a été à la felleou qu’il a uriné emporter ces excréments leplutôt poffible. Il faut néceffairement ouvrir lesfenêtres foir & matin , au moins un quartd’heure chaque fois, & ouvrir en même-tempsune porte , afin que l’air fe renouvelle. Maiscomme il ne faut pas qu’il y ait un courantd’air fur le malade , on tirera dans le mêmetemps les rideaux de fon lit , & s’il n’en avoitpoint, on en fait, dans le moment, en mettantautour de lui des chaifes avec quelques habitsqui le garantiflènt. Si la faifon eft extrêmementrigoureufe , il fuffit d’ouvrir quelques minutes