des Malades> 45 "'
aux jardinages 8 t aux fruits, qui feroient fi uti-les , «Selon boit, pour fe fortifier l’eftomac &châtier les vents , du vin ou quelques liqueursqui ne fortifient que la fievre , &C ne chaflentque les relies de. la fanté. L’on empêche par-la toutes les évacuations , l’on ne détrempepoint les matières qui occalionnent la. maladie ,on ne les rend point propres à être évacuées ;au contraire , elles deviennent plus âcres & plusdifficiles à être emmenées ; au lieu que la quan*tité d’une boiffon délayante & rafraîchi flan te ,détrempe & détache toutes les matières étran-gères , elle éclaircit le fang , & au bout de quel-ques jours, tout ce qu’il y aveit de nuifible s’é-vacue par les Telles , par les urines , ou parles Tueurs.
($• 34. Quand: la maladie a fait de plus grands-progrès , & que le malade eit déjà taifi par cefroid plus ou moins violent qui précédé pref-que toutes les maladies , & qui eft ordinaire-ment accompagné d’un accablement total , &de douleurs dans tout l’extérieur du corps , ilfaut ou le mettre au lit, s’il ne peut pas relierdebout, ou qu’il fe tienne tranquillement aflis,un peu plus couvert que de coutume , & qu’ilboive tous les quarts d’heure un petit verre chaudde la boiffon (N° 1 oui, ) ou fi elle manque,de quelqu’une de celles dont j’ai parlé 3a.
$. 35. Les malades veulent qu’on les couvrebeaucoup pendant le froid ; mais il faut être,extrêmement attentif à les découvrir dès qu’ildiminue J afin que, quand la chaleur commence,ils n’aient rien de plus que leurs couvertures or-dinaires ; il Teroit même à Touhaiter qu’ils euffentmoins. Les payfans couchent fur une couette &Tous un duvet qui eft d’un poids immenfe, &U chaleur que donne la plume eft très-fâçheufe.