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Tome Premiere (1766)
Entstehung
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42
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41 Attentions générales .;

lür une tangue feche , enflammée &C la le, pour

lhamecter & la nctroyer.

$ 30 II ny a perfonne qui avec du ben fensne foir en état de feutir la vérité de tout ce quejai dit dans ce chapitre ; & il y auioit de laprudence pour ceux-mémes qui ne fciuiroientpas la (olidité de ces avis , à ne pas les braver,êc les heurter trop hardiment II sagit dun ob-jet important & dans une matière qui leur eftétrangère, ils doivent, fans doute, quelque dé-férence aux avis des gens qui en ont fait létudede toute leur vie. Ce nefl: pas moi que je veuxquon écoute, ce font les plus grands Médecinsdont je 11e fuis dans ce cas que le foihle organe.Quoi i .iJrét avons-nous tous à défendre aux ma-lades de manger, de sétouffer , & de boire deschofés échauffantes qui enflamment leur fièvre?Quel avantage peut-il nous revenir» de nousoppofer au fatal torrent qui les entraîne? Quelleraifon peut perfuader, que des milliers de genspleins de génie , de favoir , dexpérience , quipaflènt leur vie au milieu des malades, unique-ment occupés à les foigner & à obferver tout cequi leur arrive, fe font illufion & fe trompent furleffet des aliments , du régime , des remedes TPeut-il entrer dans des têtes fenfées , quunegarde qui conféille un bouillon , un œuf, un bif-cuit, mérite plus de confiance quun Médecin quiles défend ? Il ny a rien de plus défagréable pourcelui-ci , que détre obligé de difputer continuel-lement pour ces miferes , & de craindre tou-jours que des foins mortellement officieux ne-truifent par des aliments qui augmentent toutesles caufes du mal, leffet de tous les remedes quilemploie pour les combattre , & nenveniment laplaie à mefu' e quil lapanfe. Plus on aime un ma-lade , plus on veut le faire mangereft TafialUtner par tendreflè.