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effets de chaque chofe , trouveront au contraire,,que bien loin d’outrer , j’expofi. foiblement leurléntiment, qui cil celui de tous les bons Médecinsdepuis plus de deux mille ans ; celui que la raifonapprouve , & que l’expérience conürme tous lesjours.Les erreurs que je viens de combattre , coû-tent des millions d’honnnes à l’Europe.
§. 25. Il ne faut pas omettre que, lors mêmeque le malade a le bonheur de ne pas mourir,malgré tout ce qu’on a fait pour cela , le matn’eft pas fini, & les effets des aliments & desremedes échauffants font de lui laifler le germede quelque maladie de langueur , qui fe fortifiantpeu à peu, éclate au bout de quelque temps, Sclui fait acheter la mort qu’il défire , par de lon-gues fouffrances.
$.1.6. Je dois encore montrerle dangerd’uneau-tre pratique ; c’eft de purger un malade , ou de luidonner l’emétiquedès le commencement de la ma-ladie. L’on fait par-là des maux infinis. Il y.a descas dans lefquels les évacuants, au commencementdu mal, conviennent & font nécefîàires, ces casferont indiqués dans d’autres chapitres; mais tantqu’on ne jes connoît pas , il faut établir commeune réglé générale, que ces remedes font nui-fibles à cette époque ; ce qui eft vrai le plus fou--vent , toujours quand les maladies font pure-ment inflammatoires.
< 5 - 17 - L’on cfpere , par leurs fecours, d’enle-ver les embarras del’eftomac, la caufe des enviesde vomir , de la mauvaife bouche , de la foif, dumal-aife , & de diminuer le levain de la fievre ;mais on fe trompe le plus fouvent , parce queles caufes de ces accidents ne font point ordi-nairement de nature à céder à ces évacuations.La ténacité des ordures qui font fur la langue,doit nous faire juger celles qui tapiflent l’ef-tornaç & les inteltins. L’on a beau la laver , la