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Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
38
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Animions

plus foi'ble. Donner un tel bouillon à h viandeLien frais, à un homme qui a beaucoup de fiè-vre ou de matières corrompues dans lcfîomac ,ccd précifément lui rendre le même fervice que(i on lui donnoir deux ou trois heures plus tardtin bouillon pourri.

22. Je dois le dire , ce préjugé mortel , quilfaut foutenir les malades par de la nourriture,elt encore trop répandu parmi les perfonnes me-mes que leurs talents & leur éducation devroientfoullraire à d.es cireurs aufîl groffieres que celles-. Il feroit bien heureux pour le genre humain ,& le terme de fes jours feroit en général bienplus long , fi l'on pouvoir lui pe'rfuader cettevérité fi bien démontrée en médecine, ccliqueles feules ebofes quipuifiënt fortifier un malade,font celles cjui peuvent afloiblirla maladie; maisîepiniâtrete eft inconcevatfe à cet égard ; elle

un fécond fléau attaché à la maladie , & plusfâcheux quelle. De vingt malades qui pétillentdans les campagnes, il y en a fouvent plus desdeux tiers qui auroient guéri, fi mis Amplementdans un endroit ils fulfent à labri des injuresde lair , ils euffent eu de leau fraîche en abon-dance ; mais les foins mal-entendus dont je viensde parler, nen laiffent réchapper aucun.

23. Ce quil y a de plus horrible dans cetacharnement à échauffer , defiëcher & nourrirîes malades, ceft quil efl totalement oppofé àçe que la nature indique. Le fin &c lardeur dontils plaignent , la iecherefié de la peau , desîevres, de la langue, de la gorge , la rougeurdes urines , lardeur quils ont pour les chofesrafraichilfantes, le plaifir, le bien que leur faitlair frais , font des lignes qui nous crient à hau-te voix, que nous devons les rafraîchir par touteforte de moyens. Leur langue fale , qui prouvequç lpftomnc eft dans le même état } leur-