Générâtes. 3?
■beaucoup cclie de la maladie ; ainfi tout ce qu’onprend devient un vrai poil'on qui détruit les for-ces ; mille exemples le prouvent. On voit tespauvres malheureux, qu'on oblige a prendre dela nourrriture, perdre leurs forces & ton ber dansl’angoilfe & dans les reveries , à meiure qu ilsavalent.
($. 2.0. On leur fait du mal , non feulementpar la quantité de la nourriture , mais aufli par■fa qualité. On leur a fait avaler des bouillonsde viande les plus forts, des ceufs , des bi.cuits,delà viande s’il leur refte la force & le ccuragedelà mâcher; il faut ablolument quais iuceom-bent fous le poids de toutes ces vilenies. St l’ondonne à un homme fain de la viande corrom-pue, des ceufs pourris, du bouillon gâté , il cflattaqué par des accidents violents , comme s’ilavoir pris du poifon, & c’en eft réellement ; ila des vomiffemems , des angoifles , une diarrhéehorrible , de la fievre, du délire , des tachespétéchiales, qu’on appelle ici le pourpre Quandon donne ces aliments bien conditionnés à un fié-vreux , la chaleur & les matières corrompuesqui font déjà dans fon eftomac , les ont bientôtpourris, & au bout de quelques heures ils pro-duifent tous les effets dont je viens de parler.Qu’on juge s’ils peuvent convenir.
<$. 21. G’elt une vérité établie par le pltis grandMédecin , il y a plus de deux mille ans, & con-flatée par fes fucceileurs , que tant qu’un maladea de mauvais levains dans l’tfiomac , plus on luidonne d’aliments , plus on l’affoiblit. Ces ali-ments gâtes par les matières infectes qu’ils trou-vent , font incapables de nourrir , & deviennentun nouveau germe de maladie. Ceux qui faventobferver , remarquent conflamment que quandun fiévreux a pris ce qu’on appelle un bon bouil-lon , il a plus de fievre, & il eft par-là même
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