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gcment de quelques heures , bientôt ces lueursfimilent, fans que la réitération des mêmes re-niedes puille les rappeller. On double les dofes,on augmente l’inflammation, le malade meurtdans des angoiflès horribles, & avec une inflam-mation générale. L’on attribue fa mort à ce qu’iln’a pas aif ’zt fué, pendant qu’elle dépend réelle-ment de ce qu’il a trop fué au commencement,& de ce qu’il a pris des remedes fudorifiques &du vin. Il y a long temps qu’un habile MédecinSuiÜe a averti fes compatriotes , que le vin leurétoit mortel dans les nevres ; je le réitéré ; maisje crains fort que ce ne foit avec aufli peu defuccès.
Le payfan , qui naturellement n’aime pas lev.in rouge, le boit en maladie par préférence, &c’eft un grand mal, parce que le vin rouge empê-che les Celles plus que le vin blanc , n’aide pas au-tant les urines , 8 c augmente la force des vaif-feaux & l'épaifliilement du fang, qui font déjàtrop confiderables.
Ç. 18. L’on augmente encore tons leurs mauxpar les aliments qu’on leur donne. La maladie af-faiblit nécefîàirement , & la folle crainte quele malade ne meure de foiblefîè , porte à luidonner des aliments qui , en augmentant famaladie , le tuent par la fièvre. Cette crainte cilabfolurnent chimérique ; jamais la foibleflc n'atué aucun fiévreux. Ils peuvent être pluficurs fe-maines à l’eau, & font bien plus forts au boutde ce terme , que fi on les avoit nourris, parceque , bien loin de les fortifier, la nourriture aug-mente la maladie, & par-là même le malade eftplus faible.
§. 19. Dès qu’il y a de la fievre, l’eflomac nedigéré plus ; tout ce qu’on avale fe corrrompt,& devient une fource de pourriture , qui 11’ajoutetien aux forces du malade, mais qui augmente