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Tome Premiere (1766)
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36 Attentions

gcment de quelques heures , bientôt ces lueursfimilent, fans que la réitération des mêmes re-niedes puille les rappeller. On double les dofes,on augmente linflammation, le malade meurtdans des angoiflès horribles, & avec une inflam-mation générale. Lon attribue fa mort à ce quilna pas aifzt fué, pendant quelle dépend réelle-ment de ce quil a trop fué au commencement,& de ce quil a pris des remedes fudorifiques &du vin. Il y a long temps quun habile MédecinSuiÜe a averti fes compatriotes , que le vin leurétoit mortel dans les nevres ; je le réitéré ; maisje crains fort que ce ne foit avec aufli peu defuccès.

Le payfan , qui naturellement naime pas lev.in rouge, le boit en maladie par préférence, &ceft un grand mal, parce que le vin rouge empê-che les Celles plus que le vin blanc , naide pas au-tant les urines , 8 c augmente la force des vaif-feaux & l'épaifliilement du fang, qui font déjàtrop confiderables.

Ç. 18. Lon augmente encore tons leurs mauxpar les aliments quon leur donne. La maladie af-faiblit nécefîàirement , & la folle crainte quele malade ne meure de foiblefîè , porte à luidonner des aliments qui , en augmentant famaladie , le tuent par la fièvre. Cette crainte cilabfolurnent chimérique ; jamais la foibleflc n'atué aucun fiévreux. Ils peuvent être pluficurs fe-maines à leau, & font bien plus forts au boutde ce terme , que fi on les avoit nourris, parceque , bien loin de les fortifier, la nourriture aug-mente la maladie, & par- même le malade eftplus faible.

§. 19. Dès quil y a de la fievre, leflomac nedigéré plus ; tout ce quon avale fe corrrompt,& devient une fource de pourriture , qui 11ajoutetien aux forces du malade, mais qui augmente