Générales. JJ
filent d’une tranfpiràtion arrêtée, que U douleurfe déclare tout de fuite, Si que fur le champ,avant que la fïevre ait épailli Si enflammé leshumeurs , ou qu’il lé fuit formé quelqn'engor-gement, on donne quelques buiffons chaudes ,comme du fidtranck & au miel, qui en re;a-bliiFar.t la tranfpiration enlevent la caulé du mal»Alors même il faut éviter de produire un tropgrand mouvement dans le fang , qui empêche*l'oit plus qu’il n’aideroit la fueur ; Si la fleur dofureau me paroît préférable au faltranck. ta fueureft aulfi utile dans les maladies, quand à forcede boire on en a détruit les caufes : elle fert alorsà entraîner avec elle une partie des humeurs ma-ladives , après que les plus grolliercs ont paflëpar les felles & par les urines , Si à évacuercette quantité d’eau qu’on avoir été obligé demettre dans le fang , Si qui y eft devenue fu-perflue. Il eft à cette époque extrêmement im-portant de ne pas l’empêcher volontairement ou’par imprudence ; il y auroit fouvent autant dedanger à le faire , qu’il y en a à vouloir fairefuer dans le commencement ; Si cette fueur ,fi on l'arrête , fe rejettant fur quelque partieintérieure, produit fouvent une nouvelle mala-die plus dangereufe que la première. Il faut doncêtre auffi attentif à ne pas arrêter imprudemmentla fueur qui vient naturellement à la fin des ma-ladies , qua ne pas l’exciter au commencement;celle-là eft prefque toujours utile , celle-ci pres-que toujours dangereufe. D’ailleurs fi elle étoitïiéceflaire, on s’y prendrait très-mal pour la fairavenir , puifqu’cn échauffant fi fort les malades ,on allume une fievre prodigieufe, on les met enfeu , Si la peau relie extrêmement feche. L’eautiede eft le meilFur des fudorifiques.
Si les malades fuent abondamment pendantun ou deux jours, ce qui leur procure un foula*
Tome I. E