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Tome Premiere (1766)
Entstehung
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34
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Attentions

ment ; & rien ne le corrompt plus prompts^ment que les vapeurs qui fortent du corps deplufieurs perfbnnes renfermées dans une petitechambre quon naére point. Il ny a quà vou-loir ouvrir les yeux pour fentir le danger de cetteconduite Si lon donne de lair frais à ces pau-vres malades , 8c quon les découvre , on voitfur le champ la fievre , loppreflion , langoiflé tles rêveries diminuer.

16 . Le fécond moyen quon emploie pourfaire fuer les malades , cefl de ne leur donnerque des chofes chaudes, 8c fur-tout de la thé-riaque, du vin , du faltranck , dont la plupartdes herbes ou fleurs font dangereufes dès quily a de la fievre, & du fafran , qui efl encoreplus dangereux. Dans toutes les maladies fié-vreufes, il faut rafraîchir & tenir le ventre ou-vert ; tous ces remedes échauffent 8c refîèrrent ;& lon peut juger quel mauvais effet ils produi-fent. Un homme bien portant tomberoit infailli-blement dans une fievre inflammatoire- sil pre-noit la quantité de vin , de thériaque , de/al-tranck que le payfan prend quelquefois lorf-quil efl déjà attaqué dune de ces maladies.Comment pourroit-il nen pas mourir ? Auffi ilen meurt, 8c quelquefois avec une promptitudeétonnante. Jen ai cité de terribles exemples , ily a quelques années , dans un autre ouvrage ^ils font journaliers, & malheureufement chacurvpeut en voir autour de foi.

17 . Lon me dira peut-être que fouvent lesmaladies fe guériffent parla fueur, 8c que lex-périence doit guider. Je réponds que la fueurguérit, il eft vrai , quelques maladies dès lecommencement , comme ces points quon ap-pelle fauflès pleuréfies, quelques autres douleursde rhumatifme , quelques fluxions ; mais ceftfeulement quand çes maladies dépendent unique-ment