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Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
33
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Générales.

«voient procuré la mort du malade , aufli évi-demment que-fi on lui avoit cafié la tête duncoup de piftolet. La fueur emmene ce quil y ade plus liquide dans le fang ; elle le laiffe plusfec , plus épais , plus enflammé ; & comme danstoutes les maladies aiguës , excepté un très-petitnombre qui font très-rares , il efi déjà trop épais,elle augmente évidemment le mal. Bien loin dô»ter leau du fang, lon doit chercher à lui endonner. Il ny a point de payfan qui ne dife ,quand il a une pleuréfie ou une inflammation depoitrine, que fon fang eft trop épais , & quilne peut pas circuler. En le voyant dans le vafe,il le trouve noir , fie, brûlé, ce font fes termes :comment le fens commun relui dit-il pas quebien loin de faire fortir leau dun tel fang par lesfueurs, il faut y en ajouter ?

(j. 15. Mais quand il ferait auffi vrai quil leftpeu, que la fueur efi utile au commencementdes maladies , les moyens quon emploie pourla procurer, nen feroient pas moins mortels. Lepremier, ceft détoufler le malade par la chaleurde lair & des couvertures. Lon redouble defoins pour empêcher quil nentre de lair fraisdans la chambre , par- même il eft bien-tôt extrêmement corrompu ; & lon procure unetelle chaleur, par le poids des couvertures , queces deux cau-fes feules font capables de produiredans un homme fain la fievre la plus ardente ,& une inflammation de poitrine. Plus dune foisje me fuis fenti faifi dune difficulté de refpirer,en entrant dans ces chambres , que je diifipoâsen faifant ouvrir toutes les fenêtres. Les gens inf-truits devraient fe faire un plaifir de faire com-prendre au peuple, dans les fréquentes occafionsqui sen préfentent, que lair nous étant plus-ceffaire que leau ne left au poiffon , dès ciutsffe dêtre pur , notre fauté foulfie nécefiaue-