2.8 Califes
elle n’eft pas bonne. 3 0 Avec de la bonne grai-ne , on fait fouvent de mauvais pain , en ne lelaid'ant pas afiez lever , en le cuifant trop peu,& en le gardant trop long-temps. Tous ces dé-fauts ont des fuites fàchçufes pour tous ceuxqui en mangent, mais d’une façon plus marquéechez les enfants & les valétudinaires (1).
Les tartes ou gâteaux font un abus du pain ,qui dans quelques villages elt porté à un pointtrès-nuifible. C’efi: une pâte prefque toujoursmal, & fouvent point levée, mal cuite , grade,& chargée de chofes ou grades ou aigres, quien font un des aliments les(>plus indigeftes quel’on ait inventé. Ce font les femmes & les en-fants qui en font le plus d’ufage , & auxquelsils conviennent le moins ; les petits enfants fur-tout , qui vivent quelquefois pludeurs jours defuite de ces tartes, font hors d’état la plupartd’en faire parfaitement la digeftion ; ils contrac-tent un principe d’obltruclions dans les vifeeresdu bas-ventre , & d’épaididement glaireux danstoute la mafiè des humeurs , qui les jette danspludeurs maladies de langueur , fievre lente ,phthide , noueures , humeurs froides , foibledepour le refte de leurs jours , &c. Il n’y a peut-être rien de plus mal-fain qu’une pâte mal lo-vée , mal cuite , grade , <Sc rendue aigre par l’ad-dition des fruits. En envifageant les tartes ducôté de l’économie , on trouveroit qu’elles dé-rangent audi le payfan à cet égard.
Il y a quelques autres caufes de maladies ,tirées des aliments , mais moins fàcheufes oumoins générales , &c dans le détail defquelles ilcft impodible d’entrer. Je finirai par cette re-
(i) On a vu plusieurs fois dans quelques provinces deFrance des maladies épidémiques, accompagnées des fÿnip-lomes les plus terribles , caufces par l’ufage du fsigl-c■argotc*