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Tome Premiere (1766)
Entstehung
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28
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2.8 Califes

elle neft pas bonne. 3 0 Avec de la bonne grai-ne , on fait fouvent de mauvais pain , en ne lelaid'ant pas afiez lever , en le cuifant trop peu,& en le gardant trop long-temps. Tous ces dé-fauts ont des fuites fàchçufes pour tous ceuxqui en mangent, mais dune façon plus marquéechez les enfants & les valétudinaires (1).

Les tartes ou gâteaux font un abus du pain ,qui dans quelques villages elt porté à un pointtrès-nuifible. Cefi: une pâte prefque toujoursmal, & fouvent point levée, mal cuite , grade,& chargée de chofes ou grades ou aigres, quien font un des aliments les(>plus indigeftes quelon ait inventé. Ce font les femmes & les en-fants qui en font le plus dufage , & auxquelsils conviennent le moins ; les petits enfants fur-tout , qui vivent quelquefois pludeurs jours defuite de ces tartes, font hors détat la plupartden faire parfaitement la digeftion ; ils contrac-tent un principe dobltruclions dans les vifeeresdu bas-ventre , & dépaididement glaireux danstoute la mafiè des humeurs , qui les jette danspludeurs maladies de langueur , fievre lente ,phthide , noueures , humeurs froides , foibledepour le refte de leurs jours , &c. Il ny a peut-être rien de plus mal-fain quune pâte mal lo-vée , mal cuite , grade , <Sc rendue aigre par lad-dition des fruits. En envifageant les tartes ducôté de léconomie , on trouveroit quelles dé-rangent audi le payfan à cet égard.

Il y a quelques autres caufes de maladies ,tirées des aliments , mais moins fàcheufes oumoins générales , &c dans le détail defquelles ilcft impodible dentrer. Je finirai par cette re-

(i) On a vu plusieurs fois dans quelques provinces deFrance des maladies épidémiques, accompagnées des fÿnip-lomes les plus terribles , caufces par lufage du fsigl-cargotc*