des Maladies. î.-)
-jnarque- générale ; c’eft que l’attention que lepayfan a de manger lentement, & de mâcheravec beaucoup de loin , diminue infiniment lesdangers d’un mauvais régime ; &i je luis convain-cu que c’elt une des plus grandes caufes de lafante dont il jouit. Il faut y ajouter l’exercicequ’il prend , le long féjour qu’il fait au grandair, où il pâlie les trois quarts de fa vie , & ,ce qui eft auili un avantage très-confidérable ,î’heureufs habitude de fe coucher de très-bonneheure, & de fe lever de grand matin. Il feroità fouhaiter qu’à tous ces égards, & peut-êtreà bien d’autres, les gens de la campagne fervif-fent de modèle à ceux des villes.
Q. 1 1. L’on ne doit point omettre , dans le dé-nombrement des caufes des maladies du peu-ple , la conftruftion de fes marions, dont ungrand nombre font, ou appuyées contre un ter-rein élevé, ou un peu creufees en terre. L uneou l’autre de ces fituations les rend humides ;ceux qui les habitent en font incommodés , &Cs’ils ont quelques provifions, elles fe gâtent &deviennent une nouvelle fource de maladies. Lemanœuvre robufte ne fent pas d’abord les in-fluences de cette habitation marécageufe , maiselles agifient à la longue , & j’en ai vu fur- toutles mauvais effets les plus icniiblcs fur les fem-mes en couche , les entants, & les convalef»cents. Il feroit fort aifé de remédier à cet in-convénient , en élevant le fol de la maifon dequelques pouces au-deflus du niveau, par unecouche de fable, de petits cailloux, de briquepilée , de charbon , ou d’autres chcfes fembla-bles ; & en évitant de bâtir contre un terreinplus élevé. Cet objet mériteroit peut-être l’at-tention de la Police ; & j’exhorte fortement tousceux quibâtifléntà prendre les précautions nécefiài-4ss à cet égard. Une autre attention , qui çoû-
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