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Tome Premiere (1766)
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des Maladies. î.-)

-jnarque- générale ; ceft que lattention que lepayfan a de manger lentement, & de mâcheravec beaucoup de loin , diminue infiniment lesdangers dun mauvais régime ; &i je luis convain-cu que celt une des plus grandes caufes de lafante dont il jouit. Il faut y ajouter lexercicequil prend , le long féjour quil fait au grandair, il pâlie les trois quarts de fa vie , & ,ce qui eft auili un avantage très-confidérable ,îheureufs habitude de fe coucher de très-bonneheure, & de fe lever de grand matin. Il feroità fouhaiter quà tous ces égards, & peut-êtreà bien dautres, les gens de la campagne fervif-fent de modèle à ceux des villes.

Q. 1 1. Lon ne doit point omettre , dans le dé-nombrement des caufes des maladies du peu-ple , la conftruftion de fes marions, dont ungrand nombre font, ou appuyées contre un ter-rein élevé, ou un peu creufees en terre. L uneou lautre de ces fituations les rend humides ;ceux qui les habitent en font incommodés , &Csils ont quelques provifions, elles fe gâtent &deviennent une nouvelle fource de maladies. Lemanœuvre robufte ne fent pas dabord les in-fluences de cette habitation marécageufe , maiselles agifient à la longue , & jen ai vu fur- toutles mauvais effets les plus icniiblcs fur les fem-mes en couche , les entants, & les convalef»cents. Il feroit fort aifé de remédier à cet in-convénient , en élevant le fol de la maifon dequelques pouces au-deflus du niveau, par unecouche de fable, de petits cailloux, de briquepilée , de charbon , ou dautres chcfes fembla-bles ; & en évitant de bâtir contre un terreinplus élevé. Cet objet mériteroit peut-être lat-tention de la Police ; & jexhorte fortement tousceux quibâtifléntà prendre les précautions nécefiài-4ss à cet égard. Une autre attention , qui çoû-

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