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Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
27
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des Maladies , Vf

les miférables qui sy livrent, font fujets à defréquentes inflammations de poitrine & pleu-réfies , qui fouvent les emportent à la fleur delâge : sils réchappent quelquefois de ces mala-dies violentes, ils tombent,long-temps avantlâge de la vieillcffe , dans toutes fes infirmités,& fur-tout dans laflhme, qui les conduit à lhy-dropifie de poitrine. Leurs corps ufés par lesexcès, ne répondent point à ladion des remè-des , Je les maladies de langueur, qui dépendentde cette caufe, font prelque toujours incurables.Heureufement la fociété ne perd rien , en per-dant ces fujets quîMa déshonorent, &c dont lâ-me abrutie eft en quelque façon morte long-temps avant leur corps.

il. Les aliments font aufii fouvent unecaufe de maladie pour le peuple : cela arrive ,1° quand les grains , mal mûrs ou mal recueillis ,dans les étés fâcheux , ont acquis une mauvaifequalité. Heureufement cela eft rare, & lon peutdiminuer le danger de leur ufage par quelquesprécautions , telles que celles de laver oc de-cher exadement la graine, de mêler un peu davin à la pâte en la pétrifiant, de la laifier leverun peu plus long-temps, &C de cuire davantagele pain. 2 0 Les graines les plus belles êc lesmieux recueillies, saltèrent très-fouvent dansla maifon du payfan , ou parce quil ne fe don-ne pas les foins quil devroit donner , ouparce quil na pas dendroit propre à lesconferver, même dun été à lautre. Il meft très-louvent arrivé, en entrant dans quelquune deces maifons, détre frappé dune odeur de grainegâtée. Il y a des moyens ailés & connus de pa-rer à cela avec un peu de foin ; mais je nentre-rai-deflus dans aucun détail ; il fuffit de fairefentir que la graine étant notre principale nour-riture , la fanté fouflre nécelfairement quandTaine I. L)