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Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
26
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aS Caufcs

<jue les courtines font enlevées, on confervedes mares dans la même place. L'effet en eflencore plus dangereux , parce que cette eaupourrie , qui croupit pendant toutes les chaleurs,laifle exhaler fes vapeurs avec plus de facilité,& plus abondamment que les courtines. Etantaile à Pully-U-grand en 1759 ,à loccafion dunefievre putride épidémique , qui y faifoit des ra-vages , je fentois, en traversant le village, linfec-tion de ccs mares, & je ne pus pas douter quellesne fuffent la principale caufe de cette maladie,& dune femblable qui y avoit régné cinq ansauparavant. Le village eft dailleurs dans uneexpofition faine. Il feroit à fouhaiter quon pré-vînt ces accidents en renonçant aux mares , oudu moins en les éloignant, ainfi que les fumiers,1e plus quil eft poffrble , du lieu que lon habite& lon couche.

$. 9. Lon peut joindre à cette caufe le peude foin que le payfan a daérer fa chambre.Lon fait quun air trop renfermé occafionne lesfievres malignes les plus fâcheufes, & le pay-fan ne refpire jamais chez lui quun air de cetteefpece. Il y a de très-petites chambres qui ren-ferment jour & nuit le pere, la mere , fept ouhuit enfants & quelques animaux , qui ne s'ou-vrent jamais pendant fix mois de l'année , &très-rarement pendant les fix autres. Jai trouvélair fi mauvais dans plufieurs de ces chambres,que je fuis perfuadé que fi ceux qui les habitentnalloient pas fouvent au grand air, ils périroientte us en peu de temps. Il eft aifé de prévenirles maux que cette caufe produit, en ouvrantjournellement les fenêtres. Cette précaution fifimple auroit les plus heureux effets.

$. 10. Je mets pour fixieme caufe livrogne-rie , qui ne produit pas des épidémies , mais quitue en détail, dans tous les temps, & par-tout.

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